jeudi 8 septembre 2011

Votre automobile est-elle à la merci de hackers ?

Une scène de cauchemar pour tous les spécialistes de l'électronique embarquée dans l'industrie automobile : imaginez un peu un voleur prenant le contrôle de votre voiture à distance, déverrouillant les sécurités, voire conduisant à votre place comme si vous étiez assis à bord d'une vulgaire voiture téléguidée... De la science-fiction ? Malheureusement, plus tout à fait. La démonstration a été faite tout récemment par un consultant d'une société spécialisée dans la sécurité, iSEC Partners. Il avait démontré lors d'une conférence sur le sujet qu'il était possible d'ouvrir et même de démarrer une voiture avec un simple texto envoyé d'un smartphone.
Du coup, un rapport publié mardi par le spécialiste de la sécurité informatique McAfee estime tout en fait envisageable que les voitures rendues de plus en plus intelligentes grâce à l'électronique et l'internet puissent se retrouver à la merci de hackers. "C'est une chose qu'un hacker entre dans votre mail ou votre ordinateur, mais avec votre voiture, c'est votre vie qui peut être en danger", a affirmé le vice-président de cette filiale d'Intel, Stuart McClure. "Alors que de plus en plus de fonctions des voitures sont confiées à l'électronique, les menaces d'attaque et de manipulation malveillante sont de plus en plus grandes".
Les puces électroniques sont utilisées dans de fonctions de plus en plus nombreuses des voitures modernes, depuis les alarmes et systèmes de communications jusqu'aux airbags ou aux freins, ce qui pourrait permettre à un hacker de les modifier ou les neutraliser. Les puces qui servent à repérer un véhicule en cas d'accident peuvent, quant à elles, permettre qu'on vous suive à la trace, prévient le rapport de McAfee. Les trois firmes qui ont collaboré à ce rapport, toutes trois spécialistes de la sécurité électronique, reconnaissent qu'aucun cas de ce genre n'a pour l'instant été enregistré, mais déplorent que les avancées technologiques ne soient pas accompagnées de systèmes de sécurité garantissant leur inviolabilité.

mercredi 7 septembre 2011

Serez-vous augmenté en 2012 ?

Cela ne garantit rien pour votre propre augmentation mais n'hésitez pas à montrer cet article à votre patron.... Les entreprises françaises prévoient des augmentations de salaires, individuelles et collectives, de l'ordre de 3% en 2012, un chiffre en hausse par rapport à 2011 mais en deçà des niveaux pratiqués avant la crise de 2008. C'est ce que révèle le baromètre annuel du cabinet Aon Hewitt sur les pratiques salariales des entreprises publiée mardi*. "Les budgets globaux consacrés aux salaires s'annoncent en hausse, avec un retour au seuil des 3%, ce qui reste néanmoins en deçà des niveaux d'avant crise", explique Ariane de Calbiac, en charge des politiques de rémunération au sein du cabinet, "l'autre fait notable est un retour aux augmentations individuelles dont le budget devrait augmenter de 2,7%, contre 2,3% en 2011".
Selon le cabinet, les augmentations générales pour 2012 devraient se situer autour de 1,9%, soit au niveau de l'inflation prévu en 2011. Elles ont été en moyenne de 1,7% en 2011, selon le panel d'entreprises interrogées par Aon Hewitt. Le chiffre de 3% correspond à l'augmentation envisagée de la masse salariale en prenant en compte à la fois les hausses générales, appliquées à tous les salariés d'une entreprise, et les augmentations individuelles, qui récompensent certains d'entre eux.
Maintenir le pouvoir d'achat, retenir les meilleurs éléments
Jusqu'en 2008, les budgets d'augmentation salariale étaient supérieurs à 3%. Ils ont encore été de 3,3% en 2008, puis de 2,9% en 2009, de 2,6% en 2010 et de 2,8% en 2011."Les entreprises doivent aujourd'hui à la fois maintenir le pouvoir d'achat de leurs salariés, retenir leurs meilleurs éléments et continuer à maîtriser leurs coûts", souligne Ariane de Calbiac. Aon Hewitt souligne "une autre tendance forte" dans les politiques de rémunération: le développement de la rémunération variable, autrement dit le versement de primes annuelles sur objectif non intégrées au salaire. Pour les cadres, 70% des entreprises versaient des rémunérations variables en 2000, contre 94% en 2011. Pour les non-cadres, les entreprises pratiquant ce type de rémunération (en complément du salaire) sont passées de 20-30% en 2000 à 80% en 2011.

"En période d'incertitude économique, la rémunération variable est un moyen de récompenser la performance de certains salariés sans s'engager de manière pérenne", note Ariane de Calbiac. "La rémunération variable est par nature très répandue dans les fonctions commerciales ou d'achat mais elle a tendance à s'élargir à d'autres métiers de la production ou des fonctions support", a ajouté la consultante.

Enfin le cabinet estime que l'instauration d'une prime sur les dividendes cet été par le gouvernement n'aura pas d'impact global sur les tendances salariales pour 2012, car elle concernera un faible nombre d'entreprises. Le montant de cette prime "dividendes" devra être négocié dans les entreprises de plus de 50 salariés ayant versé un dividende en progression par rapport à la moyenne des deux années antérieures.

Délits routiers : les peines plancher sur la sellette

La loi du 10 août 2007 sur la lutte contre la récidive avait déjà introduit en droit français le concept de "peine plancher", directement inspiré du droit anglo-saxon, en imposant au juge une peine d'emprisonnement minimale pour des infractions commise en état de récidive légale (c'est-à-dire impliquant une nouvelle condamnation pour des faits similaires). La loi Loppsi 2, promulguée en mars dernier, a étendu les "peines plancher" aux délits routiers. Désormais, un conducteur condamné deux fois en moins de cinq ans pour les mêmes infractions écopera de peines incompressibles : en cas de sanction pour conduite répétée en état d'ivresse, le permis est annulé, et le véhicule confisqué.
Une pratique contraire à la Constitution ? L'association 40 millions d'automobilistes a annoncé mardi dans un communiqué soutenir l'action menée devant le Conseil constitutionnel par un particulier pour contester la constitutionnalité de ces peines minimales.
Des automobilistes qui "renoncent à se défendre"
Selon l'association, "à l'heure actuelle, en cas de comparution devant un juge, la peine prononcée ne peut être inférieure à l'amende forfaitaire infligée au moment de la verbalisation" et cela conduit de nombreux automobilistes "à renoncer à se défendre". Le juge se trouve donc "dans l'incapacité de personnaliser la sanction par rapport aux ressources du contrevenant".
Pour le président de la commission juridique de l'association, Rémy Josseaume, "des principes essentiels de la justice sont battus en brèche par la loi, notamment le principe de l'individualisation des peines, auquel tout justiciable a droit et le principe d'indépendance du juge".
"Il est invraisemblable que la loi ne permette pas au juge de personnaliser la peine pour les infractions au Code de la route lorsqu'elles sont jugées selon la procédure dite de l'amende forfaitaire, alors qu'il peut le faire en matière délictuelle ou criminelle, c'est-à-dire pour des faits plus graves", estime Me Jean-Charles Teissedre, membre de la commission juridique de l'association dans le communiqué.

mardi 6 septembre 2011

Haute-Savoie: une statue de la Vierge Marie suscite la polémique

Loi de séparation de l'Etat et des églises oblige, la construction d'une statue de la Vierge Marie aux frais de la commune de Publier (Haute-Savoie) a provoqué l'indignation du parti socialiste et des Libres Penseurs qui dénoncent une "entorse à la laïcité".

Reposant sur un socle où figure l'inscription "Notre-Dame-du-Léman veille sur tes enfants", la statue a été acquise la semaine dernière pour 23.700 euros hors taxes par la commune de Publier, située au bord du lac Léman, entre Thonon-les-Bains et Evian-les-Bains.
Il n'en faut pas plus pour provoquer la colère de certains défenseurs de la laïcité. Dans une lettre ouverte au maire de Publier, la première secrétaire du parti socialiste de Haute-Savoie, Claire Donzel a jugé que cette acquisition sur derniers publics ainsi que son implantation sur un terrain communal "ont de quoi choquer tout citoyen français en ce qu'elles représentent à double titre une entorse à la loi de 1905 de séparation de l'Eglise et de l'Etat". De son côté, la Fédération départementale de la Libre Pensée a demandé dans un communiqué au maire de Publier "de prendre toutes dispositions pour faire procéder à l'enlèvement de la voie publique de cette Vierge qui est un symbole de la religion catholique". Les Libres penseurs évoquent en outre d'éventuelles actions "y compris sur le terrain administratif et juridictionnel" pour contrer "cette entorse à la laïcité".
Contraire à la loi de 1905
Contacté à plusieurs reprises depuis vendredi, le maire de Publier, Gaston Lacroix (divers gauche), n'a pas donné suite aux appels de l'AFP. "C'est une oeuvre d'art. Cette vierge est un repère dans une société qui n'en a plus", avait-il déclaré au Dauphiné Libéré. Un habitant de Publier, Jean-Christophe Bernaz, a déclaré de son côté qu'il déposerait un recours devant le tribunal administratif contre la décision du maire. Il la juge contraire à la loi de 1905 et réalisée sans appel d'offres. "C'est une grave bêtise. Si des maires commencent à planter des vierges partout, où va-t-on ?", a interrogé ce promoteur immobilier, par ailleurs membre de l'UMP.

En janvier 2010, le tribunal administratif de Rennes avait déclaré illégale une subvention versée par le conseil général du Morbihan pour l'édification d'une statue de Jean-Paul II à Ploërmel (Morbihan).
http://lci.tf1.fr/france/societe/haute-savoie-une-statue-de-la-vierge-marie-suscite-la-polemique-6674240.html

Les cadres ont le moral dans les chaussettes

L'embellie printanière n'est plus qu'un souvenir. Les cadres ont désormais le moral au trente-sixième dessous. Après "un redressement très significatif du moral des cadres en mai, la crise financière liée aux dettes souveraines des Etats-Unis est des pays de la zone euro a changé radicalement la tendance", note Viavoice dans son baromètre pour Le Figaro/France Inter/HEC.
L'indice global utilisé par Viavoice à partir d'un échantillon récurrent de questions chute de 30 points pour atteindre son plus bas niveau depuis la création du baromètre en 2004, passant donc en dessous des niveaux observés en février 2009 (lors de la crise des subprimes) et mai 2010 (lors de la crise de la zone euro), souligne l'institut.
Sept cadres sur dix anticipent une récession
Sur fond de crise financière, 74% des cadres interrogés anticipent une dégradation du niveau de vie (49% en mai) et 78% prévoient une hausse du chômage (39% en mai). Pour expliquer ce pessimisme, Viavoice avance qu'avec les politiques de rigueur mises en place dans l'ensemble des pays développés, l'impact de la crise financière sur l'économie réelle est plus redoutée.
Par ailleurs, "les risques de récession (attendue par 70% des personnes interrogées) inquiètent d'autant plus que les Etats n'ont aujourd'hui plus les moyens de relancer l'économie, alimentant le spectre d'un cercle vicieux entre faible croissance et chute des marchés boursiers", explique encore Viavoice.
Au-delà de la situation économique générale, les cadres semblent aussi préoccupés par leur propre avenir, 48% pensant que leur situation financière personnelle va se dégrader dans les prochains mois; 83% estimant que leurs opportunités de progression de carrière seront faibles.
Le sondage a été effectué en ligne du 18 au 24 août auprès d'un échantillon de 400 personnes, représentatif de la population des cadres résidant en France métropolitaine suivant la méthode des quotas.

lundi 5 septembre 2011

La Chine a-t-elle armé Kadhafi ?

Alors que les insurgés libyens s'efforcent de se rendre maîtres des dernières poches de résistance fidèles au régime déchu, un quotidien canadien, The Globe and Mail, s'intéresse de près au rôle joué dans la guerre en Libye par un acteur qui s'est longtemps montré réticent à toute intervention dans ce pays : la Chine. Citant des documents en sa possession, le journal affirme que les compagnies d'armements chinoises contrôlées par l'Etat étaient prêtes à vendre des armes et des munitions pour un montant d'au moins 200 millions de dollars (150 millions d'euros) fin juillet, passant outre aux sanctions de l'ONU.
The Globe and Mail ne confirme pas que les armes ont bien été livrées mais cite des dirigeants du nouveau régime à Tripoli selon lesquels les documents renforcent leurs soupçons sur de récents agissements de la Chine, de l'Algérie et de l'Afrique du Sud. Au vu de ces documents, Omar Hariri, chargé des affaires militaires au sein du Conseil national de transition, aurait d'emblée conclu, selon le quotidien : "Je suis presque certain que ces armes sont arrivées et ont été utilisées contre notre peuple".
Des Chinois inquiets sur leur avenir en Libye
Les documents ont été découverts dans un dépôt d'ordures dans le quartier de Bab Akkarah, à Tripoli, où habitaient plusieurs des plus fidèles partisans du colonel Kadhafi, écrit le journal. Ils décrivent le scénario de tractations dignes d'un roman d'espionnage. Des conseillers militaires de haut rang de Kadhafi se seraient rendus à Pékin à la mi-juillet où ils ont rencontré les responsables des entreprises China North Industries Corp. (Norinco), China National Precision Machinery Import & Export Corp. (CPMIC) et and China XinXing Import & Export Corp. Les firmes chinoises auraient offert tous leurs stocks d'armes et auraient proposé d'en fabriquer davantage si nécessaire, indique The Globe and Mail.
Les Chinois auraient cependant insisté sur la nécessité de maintenir la discrétion et recommandé que "les contrats soient établis avec l'Algérie ou l'Afrique du sud, pays avec lesquels la Chine a déjà travaillé", selon les documents cités par le journal. Les firmes chinoises auraient également relevé que beaucoup des armes demandées par la délégation libyenne se trouvaient déjà dans les arsenaux de l'armée algérienne et pouvaient être transportées immédiatement à travers la frontière. Selon les documents trouvés, les deux parties auraient évoqué notamment la livraison de camions lance-roquettes et de missiles antichars. Les Chinois auraient également offert des missiles sol-air QW-18, comparables au Stinger américains, capables d'abattre des avions à basse altitude.
Pékin dément toutes livraisons d'armes
Ces révélations surviennent alors que vendredi, lors d'une rencontre à Paris avec le numéro deux du CNT, Mahmoud Jibril, le vice-ministre des Affaires étrangères chinois Zhai Jun a demandé à l'organe politique de la rébellion de "garantir réellement les intérêts des entreprises chinoises en Libye". La Chine, seul membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU à ne pas avoir reconnu officiellement le CNT, "respecte le rôle important du CNT en Libye, avec lequel elle est prête à maintenir des contacts étroits, afin de promouvoir des relations sino-libyennes amicales", a déclaré le représentant chinois, selon l'ambassade de Chine en France.
Pékin a démenti, lundi, les accusations du Globe and Mail, précisant que la Chine n'avait pas fourni de "manière directe ou indirecte" d'armes en Libye, même si des contacts avaient bien été établis entre le régime Kadhafi et des sociétés chinoises. "En juillet, le gouvernement de Kadhafi a envoyé quelqu'un en Chine à l'insu du gouvernement chinois pour prendre contact avec des membres de sociétés intéressées" a expliqué le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. "Les sociétés chinoises n'ont pas signé de contrats commercial et n'ont pas non plus exporté d'équipements militaires en Libye" a-t-il ajouté.

Une bière suffira-t-elle à unir la Belgique ?

Pedro Pereira, créateur de la bière belge "Plezir", a decidé de jouer de la situation politique de nos voisins pour créér le buzz autour du lancement de sa bière. Alors que Bart De Wever et Elio Di Rupo, respectivement chefs de partis de la nouvelle Alliance Flamande et du Parti socialiste wallon, s'affrontent sur le plan politique, la vidéo de promotion de la bière se joue de leur antagonisme. On y découvre des sosies des deux hommes : celui du parti socialiste wallon réalisant un strip-tease pour son opposant Flamand confortablement installé dans son bain, avant de le rejoindre dans la baignoire pour partager une bière bien fraîche. L'image est osée, mais Wallons et Flamands semblent s'en amuser. Les Belges unis vont-ils enfin rugir de "Plezir".