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mercredi 22 juillet 2020

Tags sur la statue Jean de La Fontaine








  Un impardonnable affront à notre fabuliste qui fêtera ces 400 ans l’an prochain !
La statue de Jean de La Fontaine qui trône désormais au cœur de la ville, entre le pont de l'Aspirant Rougé et l'hôtel de ville a subi un dommage impossible à imaginer.
Un ou des petits malins n'ont pas trouvé d'autre occupation que de taguer le pied de la stèle où sont indiquées les années de naissance et de disparition du fabuliste.
Nicko Château-Thierry s'en insurge dans un post FB:
Honte aux personnes ayant fait cela, détérioration du patrimoine historique, sous la stèle de notre grand fabuliste Jean de la Fontaine, mais dans quel monde vivons-nous. Vous n'avez pas autre chose à faire... En espérant que les caméras de surveillance aient pu filmer cet acte infâme.
Notre si belle ville.

lire sur le blog vuduchateau.com             merci Laurence 
http://www.vuduchateau.com/actu-13758-tags-sur-la-statue-jean-de-la-fontaine.html
Crédit photos : Nicko Château-Thierry

jeudi 7 avril 2016

Paris: Il trouve une souris morte dans sa salade au saumon

Ce client a eu une drôle de surprise. Le 29 mars avec quelques collègues, à l’heure de la pause déjeuner, Abel s’en va au Carrefour Market, boulevard Saint-Marcel (13e), où il a ses habitudes. « Il travaille dans le 13e, il se rend toujours au même magasin » confie à 20 Minutes Khadidja, sa femme. Il flashe pour une salade Daunat au saumon. Surtout qu’elle est en promotion, sa date limite de consommation expirant le soir même, précise sa compagne.

Une belle surprise au milieu de la salade

Il s’arrête ensuite près du parc du Luxembourg pour manger avec ses collègues. Abel entame alors sa salade, « Il a pris trois ou quatre bouchées » raconte Alexandre, un collègue. Il rajoute la sauce, et mélange. Qu’elle n’est pas sa surprise lorsqu’il découvre, qu’en plus des morceaux de saumon, il a droit à du rongeur. Une souris, morte et en état de décomposition, repose au fond de la boîte, comme on peut le voir sur les photos fournies par la victime.
Pris de haut-le-cœur, le client malchanceux recrache son repas. Il s’en va ensuite au magasin, où le responsable lui propose un bon d’achat de 10 euros, qu’il refuse. Quelques heures plus tard il se rend chez son médecin, qui lui conseille de conserver l’animal. La souris sera remise quelques jours plus tard à la Direction départementale de protection des populations (DDPP).
http://www.20minutes.fr/paris/1821983-20160407-paris-trouve-souris-morte-salade-saumon

samedi 15 août 2015

Motey-Besuche : un déferlement de violence contre les animaux

L’affaire avait déjà suscité beaucoup d’émotion, mais les derniers détails ne vont rien arranger. Le corps des vaches prises pour cible mardi soir à Motey-Besuche (Haute-Saône) a été expertisé par un vétérinaire pour établir avec précision les blessures qu’elles ont subies. Le résultat est sordide.
Les trois animaux, qui étaient sur le point de mettre bas, ont été percutés par une voiture alors qu’ils se trouvaient dans un champ. Sous la violence du choc, l’un d’entre eux a eu deux pattes cassées. Les deux autres vaches ont chacun eu une patte fracturée.
Les auteurs de ces actes de cruauté n’en sont pas restés là. Sur une première bête, deux entailles ont été relevées en haut du cou. Le cuir a été coupé à l’aide d’un objet tranchant. Pas de but apparent selon les gendarmes, si ce n’est des sévices gratuits. Le contenu d’un extincteur a aussi été vidé sur l’animal.

Un « massacre »

Une deuxième vache présente de multiples plaies sur les cuisses et le dos, qui font plus penser à de l’acharnement qu’à une tentative de découper l’animal pour prélever de la viande. Une lame aurait été enfoncée au bout du museau de la montbéliarde, qui a également reçu un coup violent au niveau d’un œil, peut-être avec une hachette ou un objet contondant. Un véritable « massacre » selon des témoins.
Pour mémoire, le vétérinaire intervenu en urgence mardi soir après la découverte des animaux avait dû les euthanasier. Les blessures ont donc été commises alors que les vaches étaient toujours en vie.
L’enquête de gendarmerie se poursuit pour tenter d’identifier le ou les auteurs de ce déferlement de violence. Ils s’étaient rendus dans le champ à bord d’une voiture volée le soir même à Pesmes, retrouvée incendiée à Motey-Besuche. Un temps repérés et poursuivis par les gendarmes, ils avaient réussi à prendre la fuite.
Sur le web, outre les messages indignés des internautes, une pétition a été mise en ligne pour demander au tribunal de Vesoul la plus grande sévérité à l’encontre des protagonistes de cette affaire.

http://www.estrepublicain.fr/edition-de-vesoul-haute-saone/2015/08/14/motey-besuche-un-deferlement-de-violence-contre-les-animaux

dimanche 23 décembre 2012

Un postier jette 300 lettres à la poubelle

La direction de La Poste de Montélimar (Drôme) a annoncé son intention de porter plainte contre l'un de ses postiers après avoir découvert que ce dernier avait récemment jeté quelque 300 lettres dans une poubelle de la ville, a relaté aujourd'hui France Bleu Drôme-Ardèche.

Les plis auraient été retrouvés par un commerçant de la ville, qui a prévenu l'établissement postal, selon la radio. L'agent, un intérimaire, aurait décidé de mettre fin à son contrat en pleine tournée et aurait jeté à la poubelle les 60 kg de lettres restant encore à distribuer. La Poste a décidé de porter plainte pour faute grave et a assuré que l'ensemble du courrier retrouvé serait distribué.


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/12/23/97001-20121223FILWWW00158-un-postier-jette-300-lettres-a-la-poubelle.php

vendredi 30 mars 2012

Les corps de plusieurs Axonais maltraités à la morgue de Lens

La dépouille de leur proche leur a été rendue en morceaux: la tête entre les jambes, les organes dans un sac. Le 4 avril, ces familles crieront leur indignation devant le palais de justice de Paris.

«IL ne s'agit pas que de corps non recousus après une autopsie. Ces deux médecins légistes et ces deux agents d'amphithéâtre qui officiaient à la morgue de Lens ont fait preuve de barbarie. Pendant 10 à 15 ans, ils ont dépecé sans vergogne des êtres humains. »
Hervé Louvrié l'homme par qui l'affaire éclate en avril 2008 pèse pourtant ses mots. Sa femme Betty s'est suicidée. « Elle a été retrouvée morte dans la salle de bain par notre fille. » Hervé, pompier sur Paris, prend alors le premier train.
Quand il arrive dans leur maison du Pas-de-Calais, le corps n'est déjà plus là. « Les policiers se demandaient s'il ne s'agissait pas d'un crime de rôdeurs déguisé en suicide. Il n'y avait pourtant aucune trace d'effraction et ma femme n'avait pas de trace de défense sur son corps. » Hervé Louvrié s'oppose à l'autopsie. « La substitut du procureur m'a dit de ne pas m'inquiéter, que ma femme me serait rendue en bon état. »
Très croyant, Hervé Louvrié veut mettre une bible dans le cercueil. « Mais on m'a rendu un cercueil scellé. » Le mari ne lâche pas, obtient de la justice que les scellés soient brisés. « C'est là que les pompes funèbres ont refusé. Ils ont dit que ma femme n'avait pas été recousue, que sa tête était posée entre ses jambes. Ses organes en vrac mis dans un sac-poubelle jeté dans le cercueil. »
Il fait coucher par écrit le témoignage du directeur des pompes funèbres, qui ajoute que l'état du corps de Betty Louvrié ne le surprend pas puisque c'est chose courante. Il porte plainte.

Vide juridique ?
La morgue de Lens est fermée en décembre 2008, après une visite inopinée des services de la DDASS. Raison officielle : « Manque criant d'hygiène. » Première victoire. Les actions s'enchaînent pour alerter pouvoirs publics et politiques. Les témoignages de familles affluent. « Le parquet de Lens classe l'affaire refusant d'entamer des poursuites, parlant de vide juridique. » Coupables sur le plan moral mais pas condamnables.
La révolte est en marche, Anita Gilliot, maman endeuillée près de Bethune rejoint Hervé Louvrié, son cas étant similaire : « Mon fils de 18 ans a été retrouvé mort. Mort suspecte, ils ont dit qu'il fallait l'autopsier… » Elle travaille aux urgences d'un hôpital, « j'avais l'habitude de recoudre les corps des personnes mortes dans un accident de la route par exemple. Je ne pouvais m'imaginer que telles pratiques existaient. »
Anita et Hervé vont aller à la rencontre des thanatopracteurs officiant à la morgue de Lens, font le tour des agents des pompes funèbres, entrent en contact avec des officiers de police judiciaire censés assister aux autopsies. Leur enquête est édifiante. « Les médecins autopsiaient à tout va pour l'appât du gain : constater une mort naturelle, c'est 40 euros, pratiquer une autopsie, c'est 150 euros. »

Les familles trouvent témoins et preuves
Il n'y avait pas de petits profits selon trois agents de salle repentis qui assurent que « les petits organes étaient systématiquement prélevés comme les cornées, que les corps de SDF étaient conservés et les membres étaient éparpillés dans d'autres cercueils. L'idée était de récupérer les cercueils payés pour les revendre ». Les trois thanatopracteurs parlent aussi de vols des objets appartenant aux défunts : bijoux, vêtements… Des inversions de corps ne sont pas à exclure vu le manque de rigueur qui régnait.
Les familles s'organisent, créent une association, prennent un avocat parisien qui décide d'assigner directement devant la justice les deux médecins et les deux agents. Les juges de Lens devraient examiner l'affaire en juin. « Selon les thanatopracteurs, dans 90 % des autopsies, c'était un carnage. Quand on parle de 800 victimes de ces barbares, on ne doit pas être loin », poursuit Hervé Louvrié.
Pourtant seulement une vingtaine de familles ont engagé des démarches judiciaires. Tous veulent l'exhumation. « Être sûr que c'est notre proche, prouver les vols, explique Anita Gilliot. Les actions en justice nous coûtent très cher et on sait que l'on ne récupérera pas d'argent. »
Dans l'Aisne, deux familles ont jeté l'éponge. Une veuve dont le mari est décédé dans un accident de la route dans le Pas-de-Calais et une maman qui a perdu sa fille. Et combien d'autres, dans le même cas, n'ont pas osé contacter Anita Gilliot ou Hervé Louvrié ?
http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/les-corps-de-plusieurs-axonais-maltraites-a-la-morgue-de-lens

dimanche 18 mars 2012

Un nouveau chien abattu de sang-froid

Un trou béant dans le dos, ce chien a été abattu à bout portant dans un bois isolé de Castelsarrasin. L'histoire aurait pu s'achever là. L'instinct de survie de ce border collet aura été plus fort. Un souffle de vie qui a permis à cet animal à l'article de la mort de ramper plusieurs centaines de mètres.
C'est à quelques pas de chez lui, chemin de Baqué, qu'un Castelsarrasinois, M. Belguiral a découvert la bête. « Il a eu le réflexe de le conduire immédiatement à la clinique vétérinaire de Prades, confirmait Ghislaine Laval, coresponsable du refuge canin de Saint-Béart. C'est très certainement ce qui a permis de le sauver. » Après une opération pour lui soustraire les plombs de sa carcasse et des soins intensifs, « Priska » semble donc être sortie d'affaire. « Selon le vétérinaire, sa survie est exceptionnelle, Priska, soumis à une forte fièvre et ensanglantée, aurait mis près de trois jours pour arriver jusqu'à son sauveur » attestait Michèle Fléta.
Depuis, la chienne a été prise en charge par l'Association des oubliés de Saint-Béart. « Elle est actuellement chez l'une de nos bénévoles qui lui donne des soins quotidiens pour la remettre droit sur ses pattes, assurait Michèle Fléta qui tout en lançant un appel au don, cherche désormais un nouveau maître pour la jeune chienne. « Tous les frais médicaux ont été pris en charge par le refuge canin… Et la facture est lourde, c'est la raison pour laquelle nous espérons que les amis

Un acte de barbarie ignoble

Une affaire qui révoltait les bénévoles du refuge canin. « C'est un acte de barbarie ignoble d'autant plus lamentable que son bourreau lui a tiré dessus à bout portant sans lui laisser la chance de s'enfuir. »
Une exécution qui leur rappelait une autre affaire survenue, en 2010, dans un secteur également isolé de la ville sous-préfecture (lire ci-dessous). « Le pire c'est que dans ces affaires, il nous est impossible de faire punir la cruauté de ses maîtres » indiquait avec dépit les deux responsables du refuge. « L'animal n'a ni tatouage, ni puce. Sans aucun élément pour l'identifier, déposer une plainte est inutile. » En l'espèce, la justice ne serait pas tendre avec le propriétaire indélicat. « Si donner la mort à un animal peut relever d'une simple contravention pouvant aller jusqu'à 1 500 €, confirme Me Alexandre Delord, avocat à Montauban. Les sévices sur animaux sont considérés comme un délit pouvant requérir jusqu'à deux ans d'emprisonnement et 30 000 € d'amende. »
Des sommes auxquelles il faudrait ajouter les plaintes déposées par les associations de protections des animaux qui réclameraient de lourds dommages et intérêts. « Désormais, il ne nous reste plus qu'à espérer qu'un voisin ou une personne connaissant la chienne ne se manifeste » certifiait Michèle Félta.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/03/18/1308869-castelsarrasin-un-nouveau-chien-abattu-de-sang-froid.html

mercredi 1 février 2012

Huit élèves ivres morts au collège

Des jeunes élèves âgés de quatorze et quinze ans sont arrivés hier en fin de matinée totalement éméchés au collège Vincent Badie de Montarnaud près de Montpellier (Hérault). Les huit garçons, tous de classes de troisième, avaient mis à profit l'absence de leurs professeurs pour cause de grève dans l'éducation nationale pour s'adonner abondamment à la boisson au domicile de l'un d'entre eux.

Deux jeunes dans un coma éthylique profond

Puis après pratiquement deux heures de libations en l'absence des parents, ils ont rejoint tant bien que mal, à pieds et en titubant, l'établissement.
Leur état d'ivresse manifeste a nécessité une prise en charge immédiate par les pompiers. Deux d'entre eux se trouvaient dans un profond coma éthylique lorsque les secours sont intervenus. Ils ont été hospitalisés au CHRU de Montpellier où leurs jours n'étaient pas en danger. Les autres collégiens buveurs ont été récupérés par les parents. Ils comparaîtront prochainement devant le conseil de discipline.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/02/01/1275045-herault-huit-eleves-ivres-morts-au-college.html

mardi 31 janvier 2012

Pôle emploi propose à une éducatrice du strip-tease seins nus

“Je ne me mettrai pas à poil pour gagner de l’argent !” Il y a quelques semaines, Danièle, 53 ans, éducatrice domiciliée à Gignac (Hérault), a reçu une surprenante proposition de la part de Pôle emploi : un job de strip-teaseuse dans une boîte de nuit à Poussan. Condition sine qua non : maîtriser les “techniques classiques du topless”... Salaire : 12,99 € de l'heure plus les primes. Le directeur régional de Pôle emploi assure que tout est normal.

http://www.midilibre.fr/2012/01/30/pole-emploi-lui-propose-du-strip-tease-seins-nus,450853.php

jeudi 20 octobre 2011

Parfum de scandale monstre au sommet d'Olympus

Olympus tombe de haut. Le groupe japonais -spécialisé dans les appareils photos et le matériel médical - a reconnu mercredi avoir versé des honoraires inhabituellement élevés de 687 millions de dollars (près de 500 millions d'euros) à des conseillers financiers lors de l'acquisition du fabricant britannique d'équipements médicaux Gyrus. Le groupe confirme ainsi les dires du directeur général Michael Woodford, dont le licenciement vendredi a fait perdre au titre Olympus près de la moitié de sa valeur en Bourse.

Lundi, un haut dirigeant du groupe, Hisashi Mori, avait assuré aux investisseurs que les honoraires versés aux conseillers financiers étaient moitié moindres que le montant divulgué par Michael Woodford, en excluant les paiements effectués pour le rachat d'actions préférentielles de Gyrus. Mercredi, le groupe a reconnu dans un communiqué leur avoir versé 443 millions de dollars pour racheter des actions préférentielles, mais il n'a pas donné leur identité et a dit ne pas savoir où ils se trouvaient depuis la transaction.
Coupable d'avoir dit la vérité?
Le dirigeant évincé Michael Woodford a de son côté souligné que, d'après PriceWaterhouse Cooper, ce type d'acquisition entraînait traditionnellement une commission de 1% sur le prix d'achat, pouvant exceptionnellement monter jusqu'à 2%. Ceci porterait les frais de conseil entre 20 et 40 millions de dollars : au moins 30 fois moins que le chèque finalement consenti. Olympus a racheté Gyrus en 2008 pour 935 millions de livres (1,07 milliard d'euros) en vue de renforcer sa position sur le marché des instruments médicaux.

Deux semaines seulement après avoir été promu à la direction générale d'Olympus, Michael Woodford a été licencié vendredi, selon lui pour avoir examiné de trop près les paiements liés à des acquisitions - dont celle de Gyrus - réalisées par le groupe avant qu'il n'en assume la direction. Les analystes de JP Morgan, Goldman Sachs et Citibank ont suspendu mardi leurs évaluations du titre, en raison de l'incertitude ambiante. Olympus continue de démentir toute malversation et souligne que le licenciement de Michael Woodford s'explique exclusivement par des divergences de management. Le groupe a même averti mercredi qu'il était prêt à engager des poursuites contre son ex PDG. Ce dernier avait déclaré en fin de semaine dernière à la presse étrangère que son éviction avait été motivée par des lettres qu'il a écrites au président de la société, Tsuyoshi Kikukawa, afin de lui demander des éclaircissements sur ces honoraires maousses.

lundi 5 septembre 2011

La Chine a-t-elle armé Kadhafi ?

Alors que les insurgés libyens s'efforcent de se rendre maîtres des dernières poches de résistance fidèles au régime déchu, un quotidien canadien, The Globe and Mail, s'intéresse de près au rôle joué dans la guerre en Libye par un acteur qui s'est longtemps montré réticent à toute intervention dans ce pays : la Chine. Citant des documents en sa possession, le journal affirme que les compagnies d'armements chinoises contrôlées par l'Etat étaient prêtes à vendre des armes et des munitions pour un montant d'au moins 200 millions de dollars (150 millions d'euros) fin juillet, passant outre aux sanctions de l'ONU.
The Globe and Mail ne confirme pas que les armes ont bien été livrées mais cite des dirigeants du nouveau régime à Tripoli selon lesquels les documents renforcent leurs soupçons sur de récents agissements de la Chine, de l'Algérie et de l'Afrique du Sud. Au vu de ces documents, Omar Hariri, chargé des affaires militaires au sein du Conseil national de transition, aurait d'emblée conclu, selon le quotidien : "Je suis presque certain que ces armes sont arrivées et ont été utilisées contre notre peuple".
Des Chinois inquiets sur leur avenir en Libye
Les documents ont été découverts dans un dépôt d'ordures dans le quartier de Bab Akkarah, à Tripoli, où habitaient plusieurs des plus fidèles partisans du colonel Kadhafi, écrit le journal. Ils décrivent le scénario de tractations dignes d'un roman d'espionnage. Des conseillers militaires de haut rang de Kadhafi se seraient rendus à Pékin à la mi-juillet où ils ont rencontré les responsables des entreprises China North Industries Corp. (Norinco), China National Precision Machinery Import & Export Corp. (CPMIC) et and China XinXing Import & Export Corp. Les firmes chinoises auraient offert tous leurs stocks d'armes et auraient proposé d'en fabriquer davantage si nécessaire, indique The Globe and Mail.
Les Chinois auraient cependant insisté sur la nécessité de maintenir la discrétion et recommandé que "les contrats soient établis avec l'Algérie ou l'Afrique du sud, pays avec lesquels la Chine a déjà travaillé", selon les documents cités par le journal. Les firmes chinoises auraient également relevé que beaucoup des armes demandées par la délégation libyenne se trouvaient déjà dans les arsenaux de l'armée algérienne et pouvaient être transportées immédiatement à travers la frontière. Selon les documents trouvés, les deux parties auraient évoqué notamment la livraison de camions lance-roquettes et de missiles antichars. Les Chinois auraient également offert des missiles sol-air QW-18, comparables au Stinger américains, capables d'abattre des avions à basse altitude.
Pékin dément toutes livraisons d'armes
Ces révélations surviennent alors que vendredi, lors d'une rencontre à Paris avec le numéro deux du CNT, Mahmoud Jibril, le vice-ministre des Affaires étrangères chinois Zhai Jun a demandé à l'organe politique de la rébellion de "garantir réellement les intérêts des entreprises chinoises en Libye". La Chine, seul membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU à ne pas avoir reconnu officiellement le CNT, "respecte le rôle important du CNT en Libye, avec lequel elle est prête à maintenir des contacts étroits, afin de promouvoir des relations sino-libyennes amicales", a déclaré le représentant chinois, selon l'ambassade de Chine en France.
Pékin a démenti, lundi, les accusations du Globe and Mail, précisant que la Chine n'avait pas fourni de "manière directe ou indirecte" d'armes en Libye, même si des contacts avaient bien été établis entre le régime Kadhafi et des sociétés chinoises. "En juillet, le gouvernement de Kadhafi a envoyé quelqu'un en Chine à l'insu du gouvernement chinois pour prendre contact avec des membres de sociétés intéressées" a expliqué le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. "Les sociétés chinoises n'ont pas signé de contrats commercial et n'ont pas non plus exporté d'équipements militaires en Libye" a-t-il ajouté.

mardi 12 juillet 2011

En pleine période de vacances, les pilotes appelés à la grève

Vacancières et vacanciers, attention si vous devez prendre la voie des airs d'ici un mois : le Syndicat national des pilotes de lignes (SNPL) a déposé un préavis de grève du 5 au 8 août. Cet appel à la grève, pendant une période particulièrement chargée, concerne l'ensemble des quelque 7000 pilotes travaillant dans les différentes compagnies aériennes françaises ou de leurs filiales, dont les 4000 pilotes d'Air France. L'annonce de ce préavis, dévoilée par La Tribune, a été confirmée lundi par Louis Jobard, porte-parole du SNPL chez Air France. L'objectif, selon lui, étant de "pérenniser" la réforme de la caisse de retraites des navigants.
Concrètement, le syndicat, considéré comme le premier au sein de cette profession, demande l'application des réformes décidées en 2008 de la Caisse de retraites du personnel navigant (CRPN). "Nous attendons les décrets d'application d'une réforme votée en 2008", explique Louis Jobard. Des décrets qui brillent encore aujourd'hui par leur absence, dénonce son syndicat.

Matignon nomme un médiateur

Ces réformes prévoient un allongement de la durée de cotisation et une augmentation des pensions, selon une répartition qui fait actuellement l'objet de différends entre les pilotes et les autres personnels navigants (hôtesses et stewards). Les réformes décidées en 2008 auraient pour conséquence un accroissement des pensions des pilotes, que les stewards et hôtesses de l'air jugent excessives. Devant ce conflit persistant, Matignon a décidé de nommer un médiateur entre ces différentes catégories de personnels, affirme La Tribune.

La conséquence actuelle de cette situation bloquée est un "trou" qui se creuse dans les caisses de la Caisse de retraites du personnel navigant : fautes de cotisation suffisante, souligne Louis Jobard, la CRPN, qui agit comme caisse complémentaire à la caisse de retraite de la sécurité sociale, puise régulièrement dans ses réserves, creusant son déficit, actuellement de l'ordre de 500 millions d'euros.

dimanche 10 juillet 2011

SNCF: obligé à enterrer les restes d'un collègue

Un agent SNCF va saisir mercredi les prud'hommes de Paris pour avoir été contraint en 1997 par son chef d'équipe d'enterrer des restes d'un collègue écrasé par un TGV, oubliés après la récupération officielle du corps, a confirmé l'avocat du salarié dont le récit est paru samedi dans Le Courrier de l'Ouest et Ouest-France.Les faits remontent à 1997, à Bouchemaine dans le Maine-et-Loire. Un agent de la SNCF est percuté par un TGV, son corps déchiqueté est rendu à la famille mais elle remarque qu'il manque des bijoux. Le lendemain, des employés de la SNCF envoyés sur place vont retrouver les effets personnels mais découvrir aussi qu'il subsiste encore des restes humains "éparpillés autour des rails", relate le Courrier de l'Ouest, quotidien du Maine-et-Loire et des Deux-Sèvres. "Mon chef d'équipe m'a demandé de les ramasser. J'ai refusé. Je ne pouvais pas. On aurait dû faire revenir les pompes funèbres. D'autres l'ont fait à ma place", raconte au quotidien Pascal, aujourd'hui âgé de 44 ans. L'agent décédé était son collègue et supérieur hiérachique. Les restes humains ramassés sont réunis dans un sac poubelle et le chef d'équipe "m'a obligé à aller les enterrer dans un terrain vague", continue-t-il.
http://www.lejdd.fr/Societe/Faits-divers/Depeches/SNCF-oblige-a-enterrer-les-restes-d-un-collegue-355383

vendredi 24 juin 2011

Saab n'a plus les moyens de payer les salaires

Le constructeur automobile suédois Saab, toujours à la recherche de financement à moyen terme, est dans l'incapacité de payer les salaires de ses employés par manque de fonds, selon un communiqué de son propriétaire néerlandais Swedish Automobile (ex-Spyker) publié jeudi. "Swedish Automobile, ex-Spyker, annonce que Saab Automobile sera dans l'incapacité de payer les salaires de ses employés, n'ayant pas encore reçu le financement à moyen terme nécessaire", annonce Swedish Automobile dans le communiqué.
Le 13 juin, Saab a annoncé un partenariat incluant 245 millions d'euros d'investissement, conclu avec deux entreprises chinoises, le distributeur  automobile Pang Da et le constructeur Zhejiang Youngman Lotus Automobile. Mais la production dans l'usine Saab de Trollhättan (ouest de la Suède) est paralysée depuis le 8 juin et la direction a annoncé le 20 juin à ses salariés sur les chaînes d'assemblage qu'ils n'avaient pas besoin de revenir au travail avant le lundi 4 juillet.

Le constructeur, qui emploie environ 3.800 personnes, avait été sauvé de justesse début 2010 lorsqu'il avait été racheté 400 millions de dollars par  Spyker au géant américain General Motors, qui souhaitait s'en débarrasser. Après s'être déclaré plutôt optimiste, Skyper, qui depuis a été rebaptisé Swedish Automobile, a été confronté à d'importants problèmes de trésorerie pour maintenir la production.
http://lci.tf1.fr/economie/entreprise/2011-06/saab-n-a-plus-les-moyens-de-payer-les-salaires-6547612.html

jeudi 23 juin 2011

La fraude aux prestations sociales estimée à 20 milliards par an

Ce chiffre vertigineux est proche de celui du déficit de la Sécurité sociale envisagé pour 2011. Un rapport parlementaire évalue à plus de 20 milliards par an la fraude aux prestations et cotisations sociales. C'est "44 fois plus que la fraude actuellement détectée", écrit le rapporteur des travaux de la Mission d'évaluation des comptes de la sécurité sociale (Mecss) de l'Assemblée nationale, Dominique Tian. Au terme de 11 mois d'enquête comprenant 28 auditions et 6 déplacements en régions, le député UMP des Bouches-du-Rhône évalue la fraude aux prélèvements - cotisations patronales et salariales non versées en raison du travail au noir - entre 8 et 15,8 milliards et celles aux prestations - indemnités d'arrêts maladie, allocations familiales, RSA - entre 2 et 3 milliards.
En matière de travail illégal, l'élu UMP juge que "la pratique est courante, pour ne pas dire banalisée, dans certains secteurs de l'économie". "Entre 10% et 12% d'entreprises sont en infraction et entre 5% et 7% de salariés ne sont pas déclarés", relève le rapport Dominique Tian s'inquiète aussi du développement d'"escroqueries organisées par des réseaux de fraudeurs".
Carte vitale biométrique
Parmi 53 suggestions, la Mecss préconise de "rétablir le face-à-face pour la constitution de dossiers initiaux de demandes de prestations sociaux et pour lesquels les téléprocédures facilitent la fraude". Elle demande une carte Vitale biométrique, à durée limitée, "qui contiendrait l'ensemble des données de sécurité sociale de l'assuré" et qui serait délivrée par les mairies, comme pour les passeports ou les cartes d'identité.

Pour mieux "cibler les publics fraudeurs", le rapport encourage la généralisation du "Data Mining", ou exploration des données, qui consiste à croiser de multiples données venant de différentes sources. Les organismes sociaux qui peuvent désormais échanger des informations avec le fisc ou les banques vont bénéficier d'ici la fin 2011 d'un Répertoire national commun de la protection sociale (RNCPS) qui permettra de repérer des prestations incompatibles dans différentes branches.

En matière d'arrêts maladie abusifs, le rapport suggère de développer les "contre-visites" dans le privé et ce qui serait nouveau, chez les fonctionnaires. Ces visites sont effectuées par des médecins libéraux à la demande des employeurs. Ces contrôles concernent surtout les courtes absences répétées alors que les médecins contrôleurs de l'Assurance maladie se concentrent sur les arrêts de longue durée.
"Primes de présentéisme"
Pour lutter contre l'absentéisme, le rapport suggère "le principe des primes de présentéisme" à l'image de ce qu'ont fait les hôpitaux de Marseille, en accordant 219 euros bruts aux agents n'ayant aucune absence dans l'année. "Cette politique, à certains égards désolante, a eu un effet immédiat puisque le taux d'abstentéisme a reculé de 0,5% en 2010", alors qu'il a augmenté dans les autres hôpitaux, selon le rapport. De son côté, le gouvernement doit mercredi en Conseil des ministres faire le point sur son action en matière de lutte contre les fraudes sociales.

mercredi 22 juin 2011

3000 copies du bac sans correcteur

Les devoirs de philosophie de 3000 lycéens d'Ile-de-France attendent toujours leur verdict.Les enseignants dénoncent un manque de professeurs, qui ne fera qu'empirer dans les années à venir.
Une situation inédite. Ce lundi, 3000 copies de l'épreuve de philosophie du baccalauréat d'Île-de-France n'avaient toujours pas trouvé leur correcteur.
"La situation que l'on vit aujourd'hui est exceptionnelle: 3000 copies en déshérence avec personne pour les prendre, c'est du jamais vu", s'est exclamé Nicolas Franck, vice-président de l'association des professeurs de philosophie.
Ces dernières années, en raison de correcteurs absents au dernier moment, seules 200 à 300 copies devaient être réparties entre les autres professeurs.
"Qui veut des copies?"
"On a vu cette scène ahurissante d'un coursier du Service interacadémique des examens et des concours (Siec) -chargé d'organiser les examens pour les académies de Paris, Versailles et Créteil- entrer dans les salles et tendre des copies en disant "Qui veut des copies?, s'est étonné le professeur de philosophie, "médusé".
Vincent Goudet, directeur du Siec, a annoncé que ces copies, qui représentent 3% de l'ensemble des copies d'Île-de-France, seraient redistribuées ce lundi sur la base du volontariat.
Et d'ajouter: "Je n'ai aucune inquiétude, toutes les copies seront corrigées parce que les professeurs de philosophie sont sérieux et qu'ils ne veulent pas laisser les candidats au bord de la route".

vendredi 10 juin 2011

Allemagne : une femme traitée comme une esclave pendant un an

Une jeune Allemande de 20 ans a été séquestrée et battue pendant près d'un an dans une famille qui la contraignait notamment à effectuer les corvées ménagères. A Hassmersheim, dans le Bade-Wurtemberg à quelque 60 km de Heidelberg, un couple et leur fils, soupçonnés de l'avoir traitée comme une esclave, ont été arrêtés mercredi matin et placés en détention provisoire.
La jeune femme avait réussi pendant le week-end à s'échapper par une fenêtre restée ouverte, a précisé la police de Mosbach qui a procédé à leur interpellation. Constamment surveillée par l'un des membres de cette famille, la victime a été «contrainte au moins une fois à un acte sexuel» par le père, «continuellement battue, rabaissée et menacée», selon la police. Violences et menaces auraient été utilisées pour contraindre la victime à effectuer des tâches ménagères.

Le maire du village consterné

Selon le procureur Franz-Josef Heering, tous sont de nationalité allemande et connaissaient la jeune femme avant de la séquestrer. Mais il n'a pas précisé comment la jeune fille est tombée sous la coupe de ses tortionnaires présumés.

Le maire de Hassmersheim, Marcus Dietrich s'est dit «consterné qu'une telle chose possible dans notre communauté»,
rapporte le site du journal «Die Welt». La famille habitait là depuis trois mois et fréquentait régulièrement des habitants de ce bourg de 4 800 âmes. A priori, tout le monde ignorait la présence de la jeune femme, selon l'élu.http://www.leparisien.fr/faits-divers/allemagne-une-femme-traitee-comme-une-esclave-pendant-un-an-09-06-2011-1487153.php

jeudi 2 juin 2011

Punie pour avoir portée une jupe courte

Mauvaise surprise pour une collègienne de 11 ans à Villeparisis (Seine-et-Marne) : elle a été forcée de porter une blouse des employées de cantine toute la journée pour cacher une jupe qu'une surveillante jugeait trop courte. Quelques mois plus tôt, sa soeur a failli recevoir la même punition pour avoir mis des collants noirs insuffisamment opaques au goût des surveillants.

"On prête à des enfants une sexualité qu’ils n’ont pas", affirme la mère des deux filles au Parisien. "Dans ce cas, je ne vois pas où est l’indécence. La jupe ou la robe ne sont pas des vêtements forcément liés à la vulgarité." Les jupes incriminées étaient coupées environ 5 centimètres au dessus du genou.

"Les garçons ne sont pas punis quand on voit leur caleçon"

Les surveillants ont appliqué les règles de la principale de l'établissement, qui demande le port d'une blouse de cantine pour les collégiens ne portant pas "une tenue décente masquant les parties intimes et les sous-vêtements", selon les termes du règlement intérieur. Les collégiens interrogés par le Parisien explique que selon la principale, des leggings devraient être portés sous les jupes, et les débardeurs pourraient être interdits. L'une des élèves proteste : " Les garçons ne sont pas punis quand ils ont leur pantalon au milieu des fesses et que l’on voit leur caleçon."

La mère des deux collégiennes a saisi l'inspection académique pour punition abusive.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/06/01/97001-20110601FILWWW00346-punie-pour-avoir-portee-une-jupe-courte.php

mardi 31 mai 2011

Luc Ferry accuse un ancien ministre de pédophilie

Le grand déballage continue. Luc Ferry a accusé lundi soir sur le plateau du Grand Journal de Canal + un ancien ministre de pédophilie. "L'affaire m'a été racontée par les plus hautes autorités de l'Etat, en particulier par le Premier ministre", a-t-il indiqué, sans donner le nom de l'incriminé.
Luc Ferry était l'invité du Grand Journal de Canal + lundi soir. L'ancien ministre de l'Education nationale a porté de graves accusations en direct. Un ex-membre du gouvernement français "s'est fait poisser à Marrakech dans une partouze avec des petits garçons", a-t-il déclaré.

"Nous savons tous ici de qui il s'agit"
Luc Ferry a précisé que l'affaire de pédophilie "lui avait été racontée par les plus hautes autorités de l'Etat, en particulier par le Premier ministre" de l'époque, à savoir Jean-Pierre Raffarin. Il ne donne pas de nom, parce que "c'est moi qui serai mis en examen et à coup sûr condamné, même si je sais que l'histoire est vraie". Mais il a lancé aux personnes présentes sur le plateau : "Probablement, nous savons tous ici de qui il s'agit".

"Est-ce qu'on veut une presse à l'américaine ?"
Luc Ferry a tenu ces propos après avoir présenté
un article paru dans Le Figaro Magazine sur cette histoire. Il a ainsi voulu ouvrir un débat sur l'attitude des journalistes à l'heure actuelle : "Le problème c'est : est-ce que l'on veut une presse qui fait fi du principe de la diffamation et du respect de la vie privée, ou pas ? Est-ce qu'on veut une presse à l'américaine ou pas ?".
http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/politique-luc-ferry-accuse-un-ancien-ministre-de-pedophilie-31-05-2011-1320911.php

dimanche 29 mai 2011

Montauban. Couple franco-tunisien : la mairie refuse de les marier

C'est juste dans la cour de l'hôtel de ville que les futurs mariés et un cortège de 200 invités ont appris samedi que la mairie s'opposait à cette union d'un Tunisien avec une Française .
Décidément l'hôtel de ville de Montauban a vécu samedi dernier de drôles de moments.Imaginez que comme précisé par les bans du service de l'Etat-Civil on devait y célèbrer l'union d'un jeune tunisien Youness et de sa future épouse : Sylvie.Le couple était suivi par un important cortège d'environ deux-cents personnes. Invitées à cette célébration et ensuite au repas de fête préparé chez la sœur de Youness .Ceux qui allaient se dire oui s'apprétaient à monter les marches vers la salle des mariages lorsque l'officier de l'Etat-civil ceint de l'écharpe tricolore vint à leur rencontre pour annoncer tout de go que la députée-maire avait décidé de ne pas faire célébrer ce mariage,par l'adjointe en charge des cérémonies ce jour-là.C'est alors la colère et l'incompréhension parmi les invités qui ne comprennent pas du tout cette volte-face de dernière minute .

Les futurs mariés déposent plainte lundi

Car le parquet et le procureur de la République avaient donné leur accord.Le futur couple éclate en larmes et la femme en proie à une crise de nerfs est dirigée sur les urgences de l'hôpital où ils ont reçu de plus le réconfort d'un médecin psychologue.Tout cela parce que Brigitte Barèges et ses services ont soupçonné un «mariage blanc» entre un jeune tunisien arrivé en France depuis mars et une femme. Youness est catégorique là dessus : « Je suis en règle.J'ai un dossier à la préfecture à Toulouse qui va être transmis à celle de Montauban.J'ai un titre de séjour .On avait été reçu à la mairie, une personne nous avait dit de laisser nos coordonnées et qu'on aurait rendez-vous...Depuis plus rien.Ce refus est illégal. On a consulté un avocat et on va déposer plainte en début de semaine prochaine,au tribunal administratif car ce refus constitue une voie de fait »
Au parquet de Montauban on ajoute : « La substitut du procureur a été interrogée par la mairie.Le parquet en l'état des pièces ne voit pas d'obstacles à la célébration du mariage» .Même si dans ce genre d'affaire il faut faire preuve d'un extrême prudence.Contactée par nos soins via son chef de cabinet et aussi par courrier électronique Brigitte Barèges n'a pas voulu s'exprimer hier soir sur ce sujet.
http://www.ladepeche.fr/article/2011/05/28/1093212-montauban-couple-franco-tunisien-la-mairie-refuse-de-les-marier.html

vendredi 27 mai 2011

Des centaines de Chinois bâtissent 12 h par jour et sans salaire une autoroute en Pologne

Au coeur de la campagne polonaise, quelque 500 ouvriers chinois s'affairent jour et nuit sur le chantier de l'autoroute A2 qui reliera Berlin à Varsovie, du jamais vu dans ce nouveau pays-membre de l'UE, le premier des 27 à entrouvrir sa porte à une entreprise chinoise de BTP.
Là où l'année dernière poussaient des pommes de terres, une brigade d'ouvriers chinois installent des armatures métalliques qui seront noyées dans le béton du futur embranchement de Wiskitki, à une cinquantaine de kilomètres à l'ouest de Varsovie.

"Ces deux tronçons de l'A2, c'est un projet prioritaire pour nous", déclare Wang Junmin, directeur adjoint de China Overseas Engineering Group (Covec). C'est aussi une priorité pour la Pologne. Ce pays qui, au moment de son entrée dans l'Union européenne en 2004, avait un réseau autoroutier quasiment inexistant, veut disposer d'ici un an de 1 800 km d'autoroutes, pour l'Euro-2012 de football.
"Outre les 500 ouvriers venus en janvier, quelque 300 ne tarderont pas à venir en renfort de Chine. Avec les Polonais, il devrait y avoir 1.300 personnes sur le chantier", assure-il. Covec a arraché le contrat à ses concurrents européens grâce à des prix défiant toute concurrence. Pour expliquer ses bas coûts, la direction de Covec se borne à dire qu'elle a son "propre style de management".
Cette gestion se traduit notamment par des dortoirs collectifs avec des lits superposés, aménagés dans une ancienne école. A midi, les repas sont apportés aux ouvriers directement sur le chantier. "Les Chinois travaillent jour et nuit, 12 heures par jour, sept jours sur sept, même pendant les jours fériés", raconte Krzysztof Lenarczyk, responsable des infrastructures à la mairie de Wiskitki.
"Ils ont lancé les travaux en janvier (période d'arrêt pour le BTP en Pologne) et ont travaillé même par les plus grands froids", ajoute-t-il. "Le travail n'est pas plus dur qu'ailleurs", explique Xu Chengbing, 38 ans de la province Anhui, rentré du chantier au petit matin, au bout des 12 heures de travail nocturne. Il ne sait pas encore combien il va gagner, l'argent doit être versé directement en Chine.
"En Pologne, on ne reçoit pas d'argent. On n'en a pas besoin, ici on est logés et nourris", dit-il en mangeant une bouillie de riz, du shou zo avec quelque fruits de jujube préparé par des cuisiniers chinois dans un garage transformé en cuisine. Pour décrocher son premier contrat BTP en Pologne, Covec avait proposé pour les 49,2 kilomètres 1,3 mds PLN (330 M euros), un prix inférieur de 52% aux prévisions de l'investisseur. Le choix d'une entreprise chinoise a dès le début suscité des controverses.
La Chambre polonaise des constructeurs de routes a accusé Covec de dumping et prédit des problèmes. "A coup sûr, ils seront obligés d'y perdre de l'argent", affirme le président de la Chambre Wojciech Milusi. "Ils sont prêts à le faire pour avoir de bonnes références et briguer d'autres chantiers dans l'UE. Et comme c'est une société contrôlée par l'Etat, les pertes seront couvertes par l'Etat chinois", explique-t-il.
Encore faut-il que le chantier se termine, après les retards dus à un récent arrêt des travaux: les sous-traitants polonais de Covec avaient suspendu leurs livraisons à cause de factures impayées. Pour sortir de l'impasse, Covec a dépêché à Varsovie son président Fang Yuanming. Au bout de plusieurs jours de négociations au ministère des Infrastructures, un accord a été finalement trouvé: le groupe s'est engagé à régler les arriérés avant le 30 mai.
"Dès que nous avons l'argent, nous retournerons sur le chantier", explique à l'AFP, Robert Grzybowski, propriétaire de Techno Car à qui Covec doit 131 000 euros pour la location de camions et pelleteuses. Ironie de l'histoire, c'est le "plombier polonais" qui a illustré, il y a quelques années, les difficultés créées par les écarts de coût de la main d'oeuvre en Europe en proposant ses services en Europe de l'Ouest au salaire de son pays d'origine.
http://www.midilibre.fr/2011/05/26/des-centaines-de-chinois-batissent-12-h-par-jour-et-sans-salaire-une-autoroute-en-pologne,325048.php