Le moustique tigre est de retour sur une grande partie de la France. Cette espèce invasive est susceptible de transmettre de graves maladies.
Avec l'arrivée des beaux jours et de la chaleur, le fléau risque de s'accentuer encore plus. Comme l'indique une nouvelle mise à jour ce mercredi 12 mai d'une carte de vigilance diffusée par le site Vigilance Moustiques, 67 départements de France métropolitaine, dont l'Aisne, sont placés en alerte rouge au moustique-tigre.
Pour faire face à l'arrivée des moustiques-tigres, mieux vaut avoir un bon répulsif. En plus du répulsif, il est recommandé de porter des vêtements amples couvrant les bras et les jambes. En cas de symptômes comme de la fièvre, il faut impérativement consulter un médecin.

Un mois - Une espèce
Le doux bourdonnement de l'Abeille charpentière
En avril, Picardie Nature vous propose de découvrir l'Abeille charpentière. Une occasion en or pour en apprendre davantage sur cette espèce commune !
Devenez naturaliste en herbe et saisissez vos observations sur https://enquetes.clicnat.fr.
Ah Avril ! L'heure des premiers barbecues, des premiers semis, des arbres en fleurs... Et de la neige ! Profitant d'un rayon de soleil au grand air, vous entendez un bourdonnement proche de vous. En tournant la tête, vous observez une belle abeille noire aux reflets violets. Aucun doute, il s'agit d'une Abeille charpentière ! Les Abeilles charpentières s'observent une grande partie de l'année. Après avoir hiverné sous leur forme adulte, les mâles et les femelles recherchent de la nourriture au printemps avant de se reproduire. Les espèces sont observables dans les zones ensoleillées avec la présence de bois mort pour nidifier. Elles sont surtout visibles dans les zones urbanisées comme les parcs et jardins mais peuvent se trouver également en lisière forestière ou sur les coteaux calcaires. Risque de confusion Il s'agit des plus grosses abeilles d'Europe pouvant atteindre 3 cm de long. Avec leur aspect de bourdon et leur coloration noire aux reflets violacés notamment sur les ailes, elles sont facilement observables.
La distinction entre les femelles de ces deux espèces est difficile mais le mâle de Xylocopa violacea a la particularité d'avoir 2 segments jaunes à l'extrémité des antennes alors qu'elles sont entièrement noires chez le mâle de X. valga.
Comme pour d'autres espèces d'abeilles solitaires, la femelle va préparer des loges (dans le bois mort) pour sa descendance. Elle y déposera un œuf ainsi qu'une réserve de nourriture (pain de pollen) dans chaque compartiment. Les larves s'y développeront.
A propos : Picardie Nature est une association fédérative régionale de citoyens qui : œuvrent à la connaissance de la biodiversité, agissent en protégeant des espèces ou milieux menacés, interviennent pour le respect de la réglementation, militent pour la prise en compte de l'environnement dans les projets d'aménagement, contribuent à l'éducation et à la sensibilisation pour la protection de la nature et de l'environnement en Picardie.
L'association a été créée en 1970 par un groupe d'ornithologues amateurs et s'est depuis développée en s'appuyant sur l'évolution des politiques liées à la protection de l'environnement.
lire sur le blog vuduchateau.com merci Laurence
https://www.vuduchateau.com/actu-17135-la-abeille-charpenti-re-by-picardie-nature.htm

Certains sites forestiers sont envahis de chenilles processionnaires du chêne créant un risque sanitaire pour l’homme et les animaux.
L'office national des forêts invite à la plus grande prudence sur les lieux infestés. Déjà présentes depuis quelques années en ex-Picardie, les processionnaires du chêne font actuellement l'objet de signalements importants. De nombreux nids ont été détectés, aussi bien chez des particuliers qu'en forêt.
Dans l'Aisne : En Thiérache, la forêt de la Haye d'Aubenton et du Val-Sain-Pierre sont particulièrement impactées. Sur le massif de Saint-Michel, la présence de chenilles processionnaires est en progression ainsi qu'à Marfontaine. Les forêts communales de Chigny, Englancourt, Erloy, Plomion. Dans les forêts domaniales de Vauclair et Samoussy, l'infestation est généralisée. Forêt domaniale de Coucy-Basse au sud-ouest du massif. Les forêts communales de Beaurieux, La Ville-au-Bois les Pontavert, Merlieux, Fouquerolles et au Bois de Maupas à Soissons.
Un cas est signalé à Fère-en-Tardenois, une équipe de spécialistes interviendra ce jour sur un colonie qui semble encore assez réduite...
Les chenilles processionnaires du chêne sont de retour au Bois de Maupas. Grâce à la pose de pièges réalisée par l'équipe du service cadre de vie de la Ville, les chenilles sont actuellement maîtrisées et sous surveillance. Le parc est actuellement réouvert aux horaires habituels. La municipalité encourage malgré tout, les usagers à faire preuve de vigilance et à éviter le contact avec les chenilles ou les nids ayant l'aspect d'un tissage soyeux.
En effet, les attaques peuvent atteindre des arbres isolés comme des groupements d'arbres. Des poils urticants En plus de leurs longs poils d'ornementation blancs et soyeux, les chenilles portent de minuscules poils urticants qui peuvent être emportés par le vent et se ficher dans la peau ou les muqueuses. Ils entrainent des troubles plus ou moins graves chez l'homme et l'animal : irritations, démangeaisons, conjonctivites dans les cas les plus fréquents, voire des réactions allergiques plus sérieuses chez les personnes fragiles.
En forêt, on les retrouve évidemment dans les zones à chênes. La période à risque se situe entre le 15 mai et le 30 juin environ, mais les poils et les nids restent urticants de nombreux mois, surtout en l'absence d'humidité. En fonction du niveau d'infestation, certains sites touristiques feront l'objet d'une signalétique prévenant des risques liés à la présence des chenilles. De même, certaines manifestations devront être annulées ou reportées dans les zones à risques élevés.
Il n'existe aucun moyen efficace pour se débarrasser définitivement des chenilles. L'ONF n'applique pas de traitement insecticide : ces moyens de lutte chimique, non sélectifs, impactent d'autres papillons et insectes qui contribuent à la richesse biologique du milieu forestier.
Forêts domaniales des Hauts-de-France particulièrement affectées par la présence des chenilles processionnaires
Dans l'Oise : la forêt d'Ourscamps est très impactée, une défoliation massive des chênes laisse supposer une augmentation du phénomène.
La forêt de l'Hôpital au nord-est de l'Oise est fortement impactée également. o Certains secteurs de la forêt de Compiègne et Laigue sont touchés de manière diffuse avec quelques foyers sporadiques. A l'ouest, les forêts de Caumont, Malmifait et le Parc-Saint-Quentin sont touchés.
Dans la Somme : la forêt de Creuse (canton du Malpatel et de Creuse) et le Bois de Frémontiers
Les chenilles se nourrissent principalement des jeunes pousses de feuilles, voire dans certains cas des inflorescences, causant des défoliations plus ou moins importantes.
Exemple de défoliation des feuilles du chêne. Celles-ci ne provoquent pas directement la mort des arbres atteints, mais l'affaiblissement engendré peut attirer des agents pathogènes secondaires (capricorne, scolytes...).
Forêts domaniales Axonaises particulièrement affectées par la présence des chenilles processionnaires...
lire sur le blog vuduchateau.com merci Laurence
https://www.vuduchateau.com/actu-16057-chenilles-processionnaires-appel-la-vigilance-dans-le-nord-de-la-aisne.html

Contribution au suivi du moustique tigre