L’Harmattan à eu l’excellente idée d’éditer Résistance, la pièce de la Cie Nomade qui a fait fureur à l’automne dernier…
"Après l'excellent accueil réservé au spectacle lors de sa création par le public et les professionnels, nous sommes très heureux de vous annoncer que le texte de notre dernière création intitulé "Résistance(s)" est édité chez L'Harmattan !" nous informe Jean-Bernard Philippot, metteur en scène, directeur de la Cie Nomades et écrivain.
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"Une belle reconnaissance pour notre compagnie, pour ce spectacle et pour cette écriture !"
Résistance(s) conte l'histoire de deux jeunes filles - une allemande et une française - confrontées à la dictature nazie. Sophie Scholl milite secrètement à Munich au sein du mouvement « La Rose Blanche » fondé par son frère et un de ses amis étudiants. En Picardie, la jeune Française, fille de cheminot qui participe aux sabotages organisés contre l'occupant, cache une amie juive.
Nous sommes en 1943. Sophie s'apprête à prendre un train pour aller distribuer ses tracts politiques à Stuttgart. Très loin de chez elle, à l'Est, l'autre jeune fille sort d'un train. Elle a désormais un numéro sur le bras.
Un mot les réunit : résistance.
Joué cet hiver par des acteurs Allemands et Français à Vailly-sur-Aisne, la pièce Résistance a rencontré un vif succès. Elle devait être jouée en Allemagne en ce début d'année, le Covid 19 l'en a empêché. La Cie pense jouer Résistance à partir de mars 2021 à: Soissons, Chauny, Marle, Montcornet, Vailly-sur-Aisne, Paris, Fismes, Crépy-en-Valois, plus l'Allemagne...
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Extraits du spectacle
Témoignages
Parmi la multitude de réactions enthousiastes sur la création du spectacle, une magnifique critique d'Anne Lambert, professeur de Français à Chauny, sur "Résistance(s)".
"Un OVNI théâtral"
"Résistance (s).
Nous avons eu l'occasion rare d'assister mercredi soir, à Vailly-sur-Aisne, à la représentation d'un OVNI théâtral.
Au commencement, après avoir roulé dans l'obscurité de la nuit, nous nous sommes accrochés, pour nous rassurer, au dispositif scénique, à la distinction scène-salle (très légèrement marquée, il est vrai), aux costumes à peu près d'époque :
« Je suis dans un théâtre, j'assiste à la représentation d'une « pièce » de théâtre. »
L'effet de cette pensée sécurisante n'a pas duré longtemps. Très vite, nous avons été pris dans le tourbillon qui emporte les deux frêles héroïnes. Frêles physiquement s'entend, car pour le caractère nous en vîmes rarement, au théâtre ou ailleurs, d'aussi déterminées. Le nom d'Antigone vient naturellement éclore sous mes doigts du professeur de français. Mais Antigone est une femme minérale, taillée dans la pierre des amphithéâtres grecs. Sophie et Doucette sont des femmes de chair et de sang, d'os, de peau, de nerfs, de cartilage... comme nous.
L'Incarnation théâtrale est maintenant totalement réalisée. Nous n'avons plus conscience de regarder et d'écouter des comédiennes : c'est dans le recueillement d'une cérémonie religieuse que nous recevons la Parole de ces suppliciées. La dame assise à côté de moi me le confirme, qui n'a cessé de renifler pendant près d'une heure. Habituellement, les reniflements m'insupportent. Ce soir-là, les larmes me semblèrent la seule réponse décente à la tragédie à laquelle nous participions.
Oui, j'ai pensé à une cérémonie religieuse en regardant la scène au milieu de laquelle une immense étoile de David venait de se matérialiser. Mais entendons-nous bien, si religion y a, il s'agit d'une religion ayant pour divinité l'Humanité, libre et rayonnante ou captive et torturée. Ses anges et ses saints sont aussi des êtres humains, de même que ses démons et ses réprouvés.
La représentation de mercredi soir avait donc quelque chose à voir avec les Mystères du Moyen-Âge, nous dévoilant l'héroïsme modeste de ces Résistantes, ces êtres si jeunes et si tendres, devenus des géants par excès d'humanité".
Nous avons eu l'occasion rare d'assister mercredi soir, à Vailly-sur-Aisne, à la représentation d'un OVNI théâtral.
Au commencement, après avoir roulé dans l'obscurité de la nuit, nous nous sommes accrochés, pour nous rassurer, au dispositif scénique, à la distinction scène-salle (très légèrement marquée, il est vrai), aux costumes à peu près d'époque :
« Je suis dans un théâtre, j'assiste à la représentation d'une « pièce » de théâtre. »
L'effet de cette pensée sécurisante n'a pas duré longtemps. Très vite, nous avons été pris dans le tourbillon qui emporte les deux frêles héroïnes. Frêles physiquement s'entend, car pour le caractère nous en vîmes rarement, au théâtre ou ailleurs, d'aussi déterminées. Le nom d'Antigone vient naturellement éclore sous mes doigts du professeur de français. Mais Antigone est une femme minérale, taillée dans la pierre des amphithéâtres grecs. Sophie et Doucette sont des femmes de chair et de sang, d'os, de peau, de nerfs, de cartilage... comme nous.
L'Incarnation théâtrale est maintenant totalement réalisée. Nous n'avons plus conscience de regarder et d'écouter des comédiennes : c'est dans le recueillement d'une cérémonie religieuse que nous recevons la Parole de ces suppliciées. La dame assise à côté de moi me le confirme, qui n'a cessé de renifler pendant près d'une heure. Habituellement, les reniflements m'insupportent. Ce soir-là, les larmes me semblèrent la seule réponse décente à la tragédie à laquelle nous participions.
Oui, j'ai pensé à une cérémonie religieuse en regardant la scène au milieu de laquelle une immense étoile de David venait de se matérialiser. Mais entendons-nous bien, si religion y a, il s'agit d'une religion ayant pour divinité l'Humanité, libre et rayonnante ou captive et torturée. Ses anges et ses saints sont aussi des êtres humains, de même que ses démons et ses réprouvés.
La représentation de mercredi soir avait donc quelque chose à voir avec les Mystères du Moyen-Âge, nous dévoilant l'héroïsme modeste de ces Résistantes, ces êtres si jeunes et si tendres, devenus des géants par excès d'humanité".
Anne Lambert
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Du 13 au 16 novembre 2019 avaient lieu les premières représentations du spectacle Franco-Allemand "Résistance(s)" de la Compagnie Nomades, écrit et mis en scène par Jean-Bernard Philippot. Parmi les dizaines de témoignages enthousiastes, voici quelques rapides réactions de spectateurs sur cette création...
lire sur le blog vuduchateau.com merci Laurence
http://www.vuduchateau.com/actu-13742-r-sistance-de-jean-bernard-philippot-dit.html
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