jeudi 17 décembre 2020

Hommage à Philippe Menut qui a rendu les armes








 


Il avait seulement 65 ans… nombreux sont les Soissonnais a qui il va manquer...

Il se sera défendu jusqu'au bout, avec opiniâtreté, détermination... Mais la maladie, sans le moindre état d'âme, aura finalement eu le dernier mot. Mettant ainsi un « terme » à ce qui rongeaient Philippe Menut depuis six longues années. « A presque 66 ans, le Maître a déposé les armes à l'issue d'un long et ultime combat qu'il lui était (devenu) impossible de remporter » soulignait d'ailleurs lors d'un sobre communiqué la Fédération Française d'Escrime. Une discipline sportive où il aura constamment affiché sa ... joie de vivre.

Durant ce demi-siècle où il se révèlera d'ailleurs comme l'un des brillants ambassadeurs d'un Cercle de Soissons dont il poussait les portes, pour la première fois, en 1960. Séduit par le maniement de l'épée, il se découvrait (très) rapidement l'envie d'épingler à son palmarès bon nombre de distinctions.

Aux Mondiaux de Buenos Aires

Sur la plus haute marche du podium lors des Championnats de France « juniors » version 1973. Une consécration tricolore qui lui offrait l'opportunité d'en découdre aux Mondiaux de Buenos-Aires, en Argentine, où il n'allait s'avouer vaincu qu'au stade des quarts de finale...

Un bel élan qu'une opération à la hanche veillait malheureusement à briser. Toutefois, déterminé à prolonger cette (belle) histoire d'amour avec l'escrime, Philippe Menut se liait alors d'amitié avec Maître Charles Clément. Et en marge de son activité sportive - il fut notamment salarié, dans les années 60, à l'usine cotterézienne Volskwagen -, il bénéficiait alors des conseils éclairés, de ce mentor qu'il prenait plaisir à seconder, avant de lui succéder en 1979.

Passionné dans l'âme, celui-ci s'attachait à partager son enthousiasme et allait ainsi multiplier les rôles : enseignant, arbitre, organisateur entre autres, ce « bénévole » comme il aimait à le rappeler collectionnait les casquettes, sans que jamais cela ne lui fasse tourner la tête...

Généreux à souhait, celui qui allait intégrer le service des sports de Soissons en 1999 insufflait aussi son dynamisme au Cercle d'Escrime de la ville.

Une paire ... d'As avec son épouse Brigitte

Association où il s'efforçait à tirer son ... épingle du jeu, aux côtés de son épouse Brigitte. Un duo, un tandem, une vivifiante paire d'As pour ce club où il accordait la majeure partie de son temps libre. Telle une « raison d'être », l'escrime se voulait alors indissociable de son quotidien.

Au point qu'il s'attachait à coordonner le Challenge Maître Clément à la Cité du Vase. Une épreuve puis un rendez-vous incontournable, réservés à la gente féminine, que de prestigieux noms sont venus, successivement, honorer durant quatre décennies. Une fierté que Philippe Menut dissimulait derrière ce (petit) sourire espiègle à l'heure d'énumérer, à chaque édition, les prétendantes au graal. Cette discrétion qui était également la sienne lorsque Alain Crémont se réjouissait à l'idée de « l'épingler » de la médaille d'honneur de la ville de Soissons. « Homme d'exception » comme le rappellera d'ailleurs, plus tard, le premier magistrat... Trait de personnalité qu'ils sont aujourd'hui très nombreux à saluer, pour certains les yeux rougis par l'émotion.

Inlassablement, Philippe Menut aura vécu au rythme de cette discipline sportive qu'il aimait tant. Qu'il n'avait de cesse d'encenser avec cette retenue cependant qu'on lui attribuait. Jusqu'au bout... avant qu'il ne se retire, sans crier garde, sur la pointe des pieds, un exercice (de style) qui l'aura accompagné tout au long de cette vie exemplaire.

Salut l'ami...

Nous présentons ici, nos plus sincères condoléances à la famille, aux amis et au proches de Philippe Menut.

 lire sur le blog vuduchateau.com          merci Laurence 

http://www.vuduchateau.com/actu-14837-philippe-menut-a-rendu-les-armes.html


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