jeudi 8 mars 2012
Cartes bancaires contrefaites / Derrière les barreaux
Deux des quatre ressortissants roumains interpellés lundi matin au Carrefour Tinqueux après avoir voulu régler des emplettes à l'aide de cartes bancaires contrefaites ont été placés derrière les barreaux de la maison d'arrêt de Châlons, mardi, à l'issue de leur comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Reims. Mandat de dépôt à l'appui, ils ont été condamnés à six mois d'emprisonnement ferme.
Lundi matin, les quatre hommes avaient tenté d'acheter dans l'établissement une console de jeux PS3 ainsi qu'un appareil GPS au moyen de cinq cartes bancaires étrangères différentes, embossées aux noms de deux d'entre eux. Toutes avaient été refusées par le terminal de paiement. Interpellés par les agents de sécurité du magasin, ils avaient été remis aux policiers avant d'être conduits à l'hôtel de police de Reims puis entendus sous le régime de la garde à vue, par les hommes de la brigade financière de la sûreté départementale.
Vérifications faites auprès du groupement des cartes bancaires, les enquêteurs avaient alors mis au jour la fraude mise en œuvre par le quatuor : les numéros d'embossage des cartes (c'est-à-dire les informations apparaissant en relief) ne correspondaient pas à leur numéro d'encodage.
Interrogés, les ressortissants roumains s'étaient cependant cantonnés à livrer des explications fantaisistes. N'ayant pas trouvé de travail en France, tous s'apprêtaient, selon eux, à rentrer au pays plutôt que de devoir dormir dans leur voiture. C'est d'ailleurs dans ces circonstances qu'un soir, un homme se serait présenté à eux pour leur proposer de racheter des cartes bancaires pour la modique somme de 50 euros. En route pour la Roumanie, l'équipe aurait donc profité de l'aubaine pour s'acheter un GPS de passage dans la région rémoise, en l'occurrence au Carrefour de Tinqueux.
Bien qu'ayant admis avoir participé aux achats, deux d'entre eux ont toutefois été laissés libres, sans poursuite judiciaire, à l'issue de leur garde à vue. Les deux autres, âgés de 19 et 37 ans, dont les noms figuraient sur les cartes, n'ont donc pas eu cette chance. Mais peut-être avaient-ils déjà eu l'heur d'en avoir trop eue, en achetant des cartes à un inconnu sur lesquelles leur patronyme était déjà embossé
http://www.lunion.presse.fr/article/marne/cartes-bancaires-contrefaites-derriere-les-barreaux
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