jeudi 11 août 2011

ACCIDENT DE CAMBRAI (59) Le chauffeur placé en détention provisoire

Thibault Ville, 25 ans, le conducteur de la Clio qui a percuté une ambulance de pompiers à Cambrai (Nord) dimanche, a été placé en détention provisoire hier.

Le jeune homme a été mis en examen pour homicide involontaire. Il a été conduit à la maison d'arrêt de Sequedin, près de Lille.

D'autres chefs d'inculpation pourraient s'ajouter, notamment les blessures involontaires en fonction de l'état des deux blessés graves, la passagère arrière de la Clio, Lucynda Loncq, 26 ans, et le pompier de l'ambulance, âgé de 36 ans, qui sont toujours hospitalisés. De plus, le jeune homme n'avait plus de permis depuis le mois de décembre. Les analyses toxicologiques pour déterminer s'il était sous l'empirise de l'alcool et de stupéfiant sont toujours en cours.

« Toutes les familles sont éprouvées »

Dans la petite ville de Bohain-en-Vermandois, au nord de Saint-Quentin, d'où sont originaires les trois amis partis faire la fête à Cambrai dans la nuit de samedi à dimanche, l'accident est une catastrophe. « Toutes les familles sont éprouvées », commente sobrement le maire, Jean-Louis Bricout. La famille de Thibault Ville est très connue et appréciée. Son père a été président du club de football. Ses deux fils y jouaient. Et surtout, la mère de la jeune fille de 25 ans décédée dans l'accident travaille à la mairie. « C'est une épreuve pour tout le monde, ici. »

Les funérailles de Julie Lecoeur seront célébrées demain après-midi, à l'église Notre-Dame de Lourdes de Bohain-en-Vermandois. La mairie sera fermée pour permettre aux employés qui le souhaitent d'assister aux obséques et de soutenir les parents de la défunte.
http://www.courrier-picard.fr/courrier/Actualites/Info-regionale/Le-chauffeur-place-en-detention-provisoire

mercredi 10 août 2011

Un maire traduit son arrêté anti-mendicité en roumain et en bulgare

Le maire UMP de la commune de La Madeleine, en banlieue de Lille, a pris récemment un arrêté anti-mendicité qu'il a traduit... en roumain et en bulgare. Invoquant un "climat de tension" créé par la présence d'un camp de roms près de sa commune, il a pris parallèlement un arrêté rappelant l'interdiction de fouiller les containers à poubelles, également traduit dans les deux langues.
Le maire, Sébastien Leprêtre, a justifié lundi ces mesures par la "recrudescence de pratiques de mendicité impliquant de très jeunes enfants" à proximité des commerces, la "fouille des containers à poubelles" et des "altercations entre membres de la communauté rom et habitants. "Dans un souci de pragmatisme, j'ai demandé à ce que les arrêtés soient traduits en langues roumaine et bulgare pour qu'au moment où les infractions sont constatées, la police puisse remettre aux contrevenants des documents dont ils comprennent le contenu", indique Sébastien Leprêtre. Selon l'élu, qui avait auparavant écrit à la préfecture et à la mairie de Lille, commune où se trouve le camp de roms incriminé, ces arrêtés ont également "pour vocation d'alerter les pouvoirs publics".
"Un an après" le discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy demandant une accélération des expulsions, "les Roms sont toujours là. Les expulsions n'auront servi à rien", estime Fabrice Malié, bénévole à l'association La Pierre blanche, qui a vocation à venir en aide aux populations en difficulté dans la métropole lilloise, dont les Roms. "On a vu une diminution au moment des événements. Mais c'était un coup d'épée dans l'eau", estime de son côté Patrick Vigneau, directeur de l'Areas, une association d'aide aux Roms, cité vendredi par La Voix du Nord. Selon l'Areas, la population des Roms dans la métropole lilloise aurait presque doublé depuis un an, passant de 185 familles (860 personnes) en juin 2010 à 320 familles (1.450 personnes) en juillet 2011.

mardi 9 août 2011

Charlie Bauer, ancien compagnon de Mesrine, est mort

Militant d'extrême gauche, Robin des bois révolutionnaire, prisonnier intraitable, grand pourfendeur des quartiers de haute sécurité (QHS), Charlie Bauer, ancien compagnon de Jacques Mesrine, est mort dimanche soir à l'âge de 68 ans, à son domicile de Montargis (Loiret). Cette personnalité hors norme, belle gueule, cheveux longs et moustache noire, sorte de légende révolutionnaire, a passé 25 ans de sa vie en détention, dont 9 dans les QHS. Né en 1943 dans le quartier de l'Estaque à Marseille, fils de résistants juifs et communistes, le jeune Charlie adhère tôt aux Jeunesses communistes. Il se brouille avec le PCF lors de la guerre d'Algérie, déserte l'appel sous les drapeaux, rejoint le FLN, tente de gêner les actions de l'armée française. Il pille des wagons pour alimenter le FLN, cambriole des magasins de vêtements de luxe qui sont redistribués dans des quartiers populaires. Arrêté, ce fort en gueule écope de 20 ans de prison et devient un révolté, avalant des lames de rasoir pour aller à l'infirmerie et tenter de s'évader. Il refuse les remises de peines, ces "carottes qui transforment le prisonnier en son propre maton", explique-il dans un entretien à Télérama en 2005. De là datera son engagement contre la prison et les QHS, qu'il fréquentera à Paris, Marseille, Lisieux où il rencontrera Renée, professeur de philosophie qui deviendra sa femme. Il se battra pour l'accès à la télévision dans les cellules, pour l'accès aux livres, aux journaux, pour le droit d'avoir des repas végétariens. En prison, il passera une licence de philosophie, une licence de sociologie et un doctorat d'anthropologie sociale. En 1979, avec Mesrine, traqué par toutes les polices, ils préparent l'attaque d'un QHS pour libérer les prisonniers mais le projet tombera à l'eau avec la mort de l'ennemi public numéro un, abattu le 2 novembre. Auteur de plusieurs ouvrages où il raconte son histoire, il acceptera aussi de "faire l'acteur" dans une pièce d'un rescapé du goulag, Varlan Chalamov. Il avait été aussi conseiller technique pour le film "Mesrine" du réalisateur Jean-François Richet, où son propre rôle était joué par Gérard Lanvin. Père d'un fille, il venait d'être grand-père. Il sera incinéré vendredi.

La mort du plus ancien détenu de France

A 68 ans, il avait passé 48 ans derrière les barreaux. Pierre-Just Marny, le plus ancien détenu de France a été retrouvé mort dimanche dans sa prison en Martinique. Il se serait suicidé ne croyant plus à sa libération possible.
Surnommé la Panthère noire, Pierre-Just Marny avait été condamné à perpétuité pour meurtres en 1969 par la cour d'assises de Paris. En 1963, âgé de 20 ans, issu d'une famille pauvre, Marny est condamné une première fois pour vol à deux ans de prison ferme. A sa sortie, en 1965, il parcourt l'île dont il est originaire La Martinique à la recherche de ceux qu'il soupçonne de l'avoir dénoncé. Et un braquage tourne mal. Armé d'un fusil, il tue deux hommes, dont un passant, et un bébé, touché par accident. La seule victime pour laquelle il a exprimé des remords. Quatre autres personnes sont blessées.

Finalement interpellé, il est emprisonné à Fort-de-France mais s'évade un mois plus tard avant d'être de nouveau retrouvé, dans un autre quartier de la capitale martiniquaise au bout de neuf jours de cavale. Encerclé, et refusant de se coucher, il essuie les tirs des gendarmes, reçoit plusieurs balles au poumon et à l'abdomen. Une scène en pleine rue qui va retourner l'opinion publique en sa faveur. Trois jours d'émeutes s'en suivent et des renforts sont appelés pour ramener le calme. Rapidement emmené en métropole, Pierre-Just Marny est condamné en septembre 1969 à Paris à la prison à perpétuité. Il purge ses années de détention dans plusieurs prisons. Après une violente tentative d'évasion, il est incarcéré dans une unité psychiatrique à Montfavet (Vaucluse) où il passera 32 ans. Il est finalement réintégré en détention normale en 2007 et transféré en Martinique en mai 2008. En juin 2010, il avait bénéficié d'une permission de quelques heures et avait pu rendre visite à ses frères et soeurs.

Un de ses anciens avocats, Me Valère s'est dit "surpris" à l'annonce de sa mort. Il lui avait rendu visite il y a un mois et l'avait trouvé "un peu triste". "Il aspirait à sortir" a-t-il précisé. Selon Me Edmond-Mariette, qui plaidait sa cause encore récemment, Marny souffrait de troubles psychologiques aggravés par sa longue détention et il aurait "craqué". L'avocat a déploré qu'une demande de libération conditionnelle déposée dès 2007, avant la loi Dati de 2008 durcissant les conditions imposées aux condamnés à perpétuité, n'ait jamais pu aboutir Par ailleurs une demande de grâce présidentielle était toujours en cours à l'heure de son décès.

lundi 8 août 2011

Trébeurden : une embarcation chavire, une femme décède

Le drame s'est passé dimanche à l'entrée du port de Trébeurden, dans les Côtes d'Armor. Une femme de 36 ans est décédée après le chavirage d'une embarcation. Dix personnes se trouvaient à bord de ce petit bateau à moteur de 4,60 mètres, le Zizou.

Les neuf autres personnes ont rapidement été récupérées grâce à la vedette de la SNSM et aux moyens nautiques des pompiers de Lannion et de Perros-Guirec, soutenus par un hélicoptère de la gendarmerie. Choquées et en état d'hypothermie, elles ont été conduites à l'hôpital de Lannion.

Une enquête de la gendarmerie est en cours pour déterminer les causes de l'accident alors que les conditions météorologiques étaient bonnes, avec un vent de sud-ouest de moins de neuf noeuds (18km/h).

Hébergement d'urgence: 300 personnes à Paris contre les coupes budgétaires

Quelque 300 personnes ont manifesté samedi à Paris pour protester contre les restrictions budgétaires dans le secteur de l'hébergement d'urgence et réclamer l'application des lois Dalo et de réquisition.

Les manifestants, pour la plupart des familles sans-logis ou mal logées soutenues par l'association Droit au logement (Dal) et les salariés du Samu social de Paris, se sont rassemblés sur la passerelle Léopold Sédar Senghor (VIIe) aux cris de "Un toit, c'est la loi".

Le cortège, qui a organisé un sit-in de quelques minutes devant le ministère du Logement, s'est ensuite dirigé vers le square Boucicaut (VIIe), au pied du Bon Marché, où des dizaines de familles campent le jour depuis le 16 juillet, avant de rejoindre pour la nuit les locaux squattés par le Dal rue de la Banque (IIe), devant lesquels une centaine de sans-logis ont été évacués par la police dans la nuit de jeudi à vendredi.

dimanche 7 août 2011

iPhone 5 : la course aux rumeurs s'accélère

Il devait être lancé mi-août, puis en septembre. Finalement, l'iPhone 5 devrait débarquer plus tard. Selon allthingsd.com, le weblog du Wall Street Journal, le smartphone serait mis en vente en octobre... et même fin octobre. Dans la guerre des rumeurs que se livrent les sites spécialisés, le Blog Technology du Guardian maintient que la sortie aura lieu en septembre, les opérateurs ayant reçu le nouvel iPhone pour le mettre en test sur leur réseau. Une phase qui ne se fait d'ordinaire qu'une poignée de semaines avant le lancement. Du côté d'Apple, on reste toujours muet, ce qui alimente évidemment le buzz
Mais alors, qu'y aura-t-il de nouveau, d'excitant, dans ce nouvel iPhone ? Là encore, ce ne sont que spéculations, mais les précédentes versions l'on prouvé : souvent, ces rumeurs sont fondées. On retrouvera donc probablement un processeur plus puissant, comme celui de l'iPad, et un appareil photo de 8 méga pixel. Niveau design, cette nouvelle version marquerait un retour à la coque arrondie et serait dotée d'un écran un poil plus large (4 pouce au lieu des 3,5 actuels) qui couvrirait toute la machine sur sa largeur.

Mais la rumeur la plus intéressante concerne le bouton Home. Au fil des versions, il a vu ses fonctionalités se multiplier, au point de devenir un peu trop compliqué. Du coup, Apple aurait mis au point un bouton deux fois plus large
qui deviendrait tactile, décuplant ainsi ses possibilités d'utilisation. De nombreuses zones d'ombres demeurent donc, d'autant que certains blogs assurent qu'Apple pourrait lancer non pas une, mais deux nouvelles machines : une mise à jour de l'iPhone 4 existant (un 4S donc) et un iPhone 5. Avec simultanément, un... iPad 3.
http://lci.tf1.fr/high-tech/iphone-5-la-course-aux-rumeurs-s-accelere-6622602.html