Météo France a levé son alerte orange dimanche à 04h00 pour plusieurs départements et régions du nord, de l'ouest et de l'est de la France. Il s'agit des régions de Haute-Normandie, du Nord-Pas-de-Calais et de la Picardie, ainsi que des départements des Ardennes et de la Marne. Le temps reste à l'orage sur une large moitié est du pays et les averses qui circulent sur les départements concernés peuvent encore être très ponctuellement orageuses. Des fortes précipitations ont été observées sous les orages les plus marqués, de l'ordre de 20 à 50 mm, selon Météo France. Météo France a notamment relevé 47 mm d'eau à Amiens-Glisy, 28,5 mm à Lille-Lesquin, 27,8 mm à Saulty (Pas-de-Calais), 26,8 mm à Chauny (Aisne), 25,7 mm à Calais-Marck et 24,3 mm à Notre-Dame-de-Bliquetuit (Seine-Maritime). Des fortes rafales de vent ont été observées à proximité des orages, parfois violentes avec des pointes de vent de 113 km/h à Fontaine-les-Vervins et 105 km/h à Passy-en Valois (Aisne), 85 km/h à Rouen et 84 km/h à Margny-Compiègne, 80 km/h à Saulces-Champenoises (Ardennes) et à Charleville-Mézières et 74 km/h à Boulogne et Lille-Lesquin. Sur l'est du pays, les averses orageuses vont perdurer toute la journée de dimanche. Par place, ces averses seront fortes et donneront de forts cumuls de pluie, des fortes rafales de vent et parfois de la grêle, prévoit Météo France. Météo France a lancé dimanche matin une alerte orange pour de violents orages attendus sur toute la Corse et en mer, à l'Est de l'île, dans la journée jusqu'à 20h00. Selon le bulletin émis à 6h00, des pluies orageuses soutenues vont s'abattre en matinée sur le sud de la Corse, donnant lieu à de forts cumuls de pluie. L'activité orageuse, qui a commencé dès 6h00 en Corse-du-Sud, s'étendra en journée à l'ensemble de l'île, avec des cumuls de pluies de 50 à 100 mm localement, atteints en quelques heures. Des orages se sont aussi produits en mer à l'Est de la Corse tôt dans la matinée, précise le communiqué.
dimanche 4 septembre 2011
Bayonne : des sanctions disciplinaires quand même contre l'urgentiste?
Cette nouvelle annonce confirme que les médecins sont très partagés sur le cas du Dr Bonnemaison, soupçonné d'euthanasie active. Le porte-parole du Conseil national de l'Ordre des médecins, le Dr André Deseur, a déclaré vendredi que l'urgentiste bayonnais devrait être déféré devant la Chambre disciplinaire de l'Ordre. Celle-ci pourrait prononcer des sanctions contre ce quinquagénaire. A l'inverse, l'Ordre des médecins des Pyrénées-Atlantiques avait annoncé auparavant qu'il ne porterait pas plainte contre le praticien.
Le 11 août dernier, l'affaire du médecin de Bayonne avait suscité une vive émotion et relancé le débat sur l'euthanasie. La justice soupçonne le praticien de 50 ans d'avoir euthanasié quatre personnes âgées entre avril et août 2011. L'alerte avait été donnée par des personnels de son service. Ses supérieurs hiérarchiques avaient ensuite alerté la police.
Le médecin a été mis en examen pour "empoisonnement sur des personnes particulièrement vulnérables", et libéré sous contrôle judiciaire. Le parquet a fait appel de cette décision. La cour d'appel de Pau examinera mardi prochain cet appel. Le ministre du Travail et de la Santé Xavier Bertrand a pour sa part demandé à l'Inspection générale des Affaires sociales (Igas) d'ouvrir une enquête administrative. Ses résultats devraient être communiqués d'ici la mi-octobre.
samedi 3 septembre 2011
Syndicats : une journée d'action le 11 octobre, mais y'aura-t-il grève ?
L'intersyndicale nationale a décidé jeudi soir d'organiser le mardi 11 octobre une riposte commune au plan anti-déficits du gouvernement, en convoquant le même jour "une journée nationale d'action interprofessionnelle". Réunis au siège de la CGT pendant près de cinq heures, les syndicats CGT, CFDT, FSU, Unsa et SUD se sont finalement accordés pour estimer "indispensable l'intervention des salariés pour peser sur le gouvernement, le patronat, les débats parlementaires en cours et à venir", selon un communiqué commun
Il "reste à définir les modalités précises" de cette journée, a dit Marcel Grignard, numéro deux de la CFDT. Elles seront définies par "des débats" de chaque syndicat "avec les salariés" d'ici le 11 octobre, ont affirmé les responsables de l'intersyndicale dans un point de presse. Les cinq syndicats se reverront le 15 septembre pour "un point d'étape", selon Nadine Prigent (CGT). L'intersyndicale dénonce "le caractère injuste et inefficace" des mesures gouvernementales. Elle juge qu'il faut "relancer la croissance" même s'il faut "maîtriser les déficits".
Elle réclame quatre "mesures urgentes" :
- abandonner la taxation des complémentaires santé; supprimer les exonérations et la défiscalisation des heures supplémentaires; conditionner toute aide publique à son efficacité sociale et économique, aux politiques sociales dans les entreprises.
- mettre en oeuvre la taxe sur les transactions financières.
- faire de l'emploi, en particulier celui des jeunes, une priorité. Stopper les suppressions d'emplois dans la Fonction publique.
- soutenir le pouvoir d'achat notamment des plus bas revenus.
Elle réclame quatre "mesures urgentes" :
- abandonner la taxation des complémentaires santé; supprimer les exonérations et la défiscalisation des heures supplémentaires; conditionner toute aide publique à son efficacité sociale et économique, aux politiques sociales dans les entreprises.
- mettre en oeuvre la taxe sur les transactions financières.
- faire de l'emploi, en particulier celui des jeunes, une priorité. Stopper les suppressions d'emplois dans la Fonction publique.
- soutenir le pouvoir d'achat notamment des plus bas revenus.
vendredi 2 septembre 2011
Foires aux vins 2011 - C'est le moment de regarnir sa cave !
Le grand rendez-vous automnal des foires aux vins est de retour. Des campagnes d’affichage massives avec force distribution de tracts dans nos boîtes aux lettres vont nous rappeler qu’il est grand temps de regarnir nos caves
Quelles cuvées cette année ?
Le millésime 2011 des foires aux vins est un tournant pour les grands bordeaux. Les millésimes 2007 et 2008 à prix (presque) raisonnable sont encore disponibles et sont à rechercher. Le 2007 est très agréable à boire dès maintenant et évoluera bien. Il n’a pas la bonne réputation qu’il mérite, coincé entre de grandes années qui se sont succédées pendant cette décennie. 2008 mérite d’être mis en cave, il a du potentiel. On commence à voir apparaître 2009, de très bonne qualité mais sensiblement plus cher que ses prédécesseurs, la faute à une demande internationale forte. Et 2010 ne baissera pas au vu des prix atteints lors des ventes en primeurs.
Les grands bordeaux sont produits en quantité suffisamment importantes pour figurer dans beaucoup de magasins. En revanche, les meilleures cuvées de Bourgogne, de Loire, du Rhône n’existent qu’en quantité relativement faibles. Elles évitent autant que possible le rouleau compresseur de la grande distribution sur les prix d’achat. Elles sont donc difficiles à trouver. Nous avons largement ouvert ces colonnes aux vépécistes. Ils offrent sur le net des cuvées de grande qualité mais il faudra aller vite, elles sont en quantité réduites.
Ne vous focalisez par sur une bouteille
Les spécialistes de Bettane&Desseauve ont testé l’offre de la plupart des enseignes parmi plusieurs milliers de références. Ils ont retenu les 5 ou 10 meilleurs rapports qualité/prix, selon eux, de chaque enseigne. Ils ont également réalisé une sélection des 20 meilleurs rapports qualité-prix, toutes enseignes confondues ainsi qu’un choix de 20 cuvées plus prestigieuses, pour les grands moments.
Certaines cuvées ne sont pas disponibles partout en France. Pour accéder aux meilleurs vins qui sont en quantités limitées, certaines enseignes ont choisi de ne les diffuser que dans quelques régions. De plus, le magasin près de chez vous ne retient pas systématiquement toute la gamme de son enseigne. Certains produits de notre dossier spécial foires aux vins ne sont donc pas forcément disponibles partout.
Ne vous focalisez pas sur un produit mais sur un ensemble de vins susceptibles de vous intéresser. Certains sont à boire sur leur fruit immédiat, d’autres patienteront jusqu’à la majorité du petit dernier. Demandez conseil ou consultez les guides !
Derniers conseils
Faites-vous inviter aux soirées inaugurales la veille du début de la foire aux vins. Il suffit de le demander à votre magasin. Les meilleures affaires ne résistent pas à ces soirées.
Et bien entendu, consommez le vin avec modération. L'alcool est dangereux pour la santé.
Autriche : des prêtres rebelles appellent à la "désobéissance"
C'est un vent de révolte qui fait trembler l'ensemble de l'Eglise catholique. Plus de 300 prêtres autrichiens ont lancé, en juin dernier, un "appel à la désobéissance". Objectif ? Inciter Rome à "mener une réforme de l'Eglise, nécessaire depuis longtemps", expliquent-ils dans leur manifeste publié sur Internet, qui a déjà été signé par 369 prêtres en Autriche.
Réunis au sein de la "Pfarrer-Initiative" depuis 2006, ces prêtres frondeurs ont décidé de se rebeller face au refus de l'Eglise d'entendre leurs revendications. "Nous allons à l'avenir, lors de chaque célébration, intercéder en vue d'une réforme de l'Eglise. Nous prenons au sérieux la parole biblique : Demandez et vous recevrez. Ce qui compte devant Dieu, c'est la liberté de parole", écrivent-ils dans le premier article de leur manifeste. Parmi leurs revendications : l'ordination des femmes et des personnes mariées, deux des principaux tabous de l'Eglise catholique. Ils s'engagent également à donner la communion "aux divorcés-remariés, aux membres d'autres Eglises chrétiennes et à l'occasion à ceux qui ont quitté l'Eglise". Et afin de faire face au recul des vocations, ils proposent de permettre aux pratiquants non ordonnés, hommes ou femmes, de prononcer des sermons et de diriger des paroisses.
Un risque de schisme ?
Car en Autriche, les derniers scandales de pédophilie ont fait fuir un grand nombre de fidèles l'an dernier. Selon un sondage publié lundi, 64,7% des Autrichiens seraient prêts à signer "l'appel à la désobéissance", tandis que 76% des personnes interrogées soutiennent leur action. Des chiffres qui détonnent au sein d'un pays pourtant très catholique. Ce qui commence à inquiéter les responsables de l'Eglise catholique autrichienne. "Cela ne peut pas continuer", a déclaré le cardinal archevêque de Vienne, Mgr Christoph Schönborn au quotidien Der Standard. "Si quelqu'un décide d'entrer en dissidence, cela a évidemment des conséquences", a-t-il ajouté sans toutefois préciser la nature d'éventuelles sanctions.
Malgré cet avertissement, les prêtres frondeurs sont bien décidés à continuer leur mouvement, le père Helmut Schüller en tête. Chef de file de la révolte, cet ancien vicaire général de Vienne et bras droit de Mgr Schönborn, a affirmé qu'il ne ferait pas marche arrière. Il estime que sa campagne ne vise qu'à forcer la hiérarchie catholique à accepter des changements qui sont déjà entrés dans les faits. Selon lui, de nombreux prêtres ne respectent déjà plus certaines règles, comme le célibat, et ce sous les yeux des évêques.
Cet "appel à la désobéissance" pourrait même mener à un schisme si l'Eglise catholique n'agissait pas rapidement, estime le théologien Paul Zulehner. Une menace qui risque de perturber la visite du pape Benoît XVI en Allemagne, prévue fin septembre.http://lci.tf1.fr/monde/institutions/autriche-un-groupe-de-pretres-se-rebelle-contre-les-regles-de-6667820.html
jeudi 1 septembre 2011
23% des salariés américains sont insomniaques
L'insomnie affecte 23% des Américains qui travaillent, davantage les femmes que les hommes, et coûte plus de 63 milliards de dollars par an en perte de productivité, selon une étude publiée jeudi. "Nous avons été très surpris de cet énorme impact de l'insomnie sur la vie des Américains", souligne le Dr Ronald Kessler, épidémiologiste psychiatrique à la faculté de médecine de l'Université Harvard (Massachusetts, nord-est) et principal auteur de cette recherche. "Ce problème est sous-estimé: les salariés ne manquent pas des jours de travail à cause de l'insomnie mais ils vont travailler en étant fatigués, ce qui fait qu'ils sont moins productifs", explique-t-il. "Dans une économie très informatisée, le manque de sommeil ne peut avoir qu'un très grand impact sur la productivité", ajoute le chercheur, dont l'étude paraît dans le journal Sleep de septembre. Ces résultats ont été tirés d'un échantillon national de 7.428 salariés qui font partie d'une étude plus étendue sur l'insomnie chez les Américains également menée par le Dr Kessler et financée par la firme pharmaceutique française Sanofi-Aventis.
Mediator : le fonds d'indemnisation va recevoir ses premiers dossiers
Le docteur Irène Frachon, qui a mis au jour l'affaire du Mediator, évoque "un moment fort, pas purement symbolique : les victimes vont enfin voir leur dossier et leur drame pris en compte". Ce jeudi marquera en effet le lancement du Fonds public d'indemnisation des victimes du Mediator, qui devrait leur permettre d'obtenir réparation. "C'est la première fois en France qu'on a mis en place aussi rapidement un fonds de cette envergure", se réjouit le Dr Dominique-Michel Courtois, président de l'Association d'aide aux victimes du Mediator et de l'Isoméride. Toutes les victimes ou leurs ayants droit peuvent s'adresser à ce "guichet unique", géré par l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, pour une demande d'indemnisation. Chaque demande sera soumise, aux frais de l'Etat, à un collège d'experts qui rendra un avis. Avis à partir duquel l'Oniam demandera aux laboratoires Servier de faire une proposition d'indemnisation, dans un délai de trois mois. Si Servier refuse, les victimes seront indemnisées directement par l'Oniam qui se retournera vers Servier pour se faire rembourser, si nécessaire en saisissant la justice.
Outre les demandes soumises au fonds public, les victimes du Mediator peuvent également engager une action devant un tribunal civil pour obtenir réparation. Nombre d'entre eux l'ont déjà fait pour obtenir la nomination d'un expert et l'évaluation de leur préjudice. Mais dans ce cas, le demandeur doit avancer les frais d'expertise. Dans tous les cas, il ne pourra percevoir in fine qu'une seule indemnisation. Le recours au fonds public d'indemnisation n'empêche pas davantage les victimes de s'associer au contentieux pénal qui vise à établir des responsabilités et des sanctions dans cette affaire. Quelque 1500 plaintes ont ainsi été centralisées à Paris dans le cadre de l'enquête pour "tromperie aggravée", "homicides et blessures involontaires", et "escroquerie" au préjudice de la sécurité sociale conduites par trois juges d'instruction et qui pourrait durer plusieurs années.
Au moins un an avant de recevoir un chèque
Mais pour les victimes qui déposeront un dossier auprès du fonds public, il ne faut pas s'attendre à recevoir le chèque d'indemnisation aussitôt le dossier déposé, avertit le Dr Courtois, pour qui il faudra "au moins une année". Il présentera "dans les semaines qui viennent 2000 dossiers, surtout cardiologiques", sur les 3200 qu'il a réunis. L'idée, avec des cas de lésions mineures à modérées, est de faciliter les expertises sur dossier pour aller plus vite. Le ministère, qui a organisé mercredi une réunion avec les associations, souligne pour sa part que "ce dispositif permet une indemnisation intégrale des victimes tout en garantissant leur droit d'intenter une action pénale si elles le souhaitent". Ces dernières participeront à un "comité de pilotage" du dispositif, note le Dr Courtois dont l'association, outre les atteintes des valves cardiaques, a recensé "une centaine de cas d'hypertension artérielle pulmonaire (HTAP)", autre complication grave de l'intoxication au Mediator.
Pour sa part, l'avocat Charles Joseph-Oudin "déposera une grosse dizaine de dossiers avec des préjudices importants". Il en donne un "portrait type" : une femme de 55 ans qui a reçu du Mediator hors des indications officielles, et dans 77% des cas pour maigrir, "avec valvulopathies graves opérées ou non, un préjudice physique important et aussi financier, car elle est obligée de s'arrêter de travailler". Mais l'avocat prévient : "même avec le fonds, les laboratoires Servier ne vont pas se laisser faire".
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