La procédure d'alerte a été déclenchée à l'aéroport Nice Côte d'Azur en début d'après-midi ce mercredi à l'approche du vol AF 5747 en provenance de Rennes lorsque le train d'atterrissage de l'avion de Brit Air a refusé de sortir.
C'est donc par une procédure manuelle que le pilote a déployé le train. L'avion de Brit Air, -un CRJ 100 affrété par Air France et qui transportait 48 passagers- a alors pu se poser normalement, et a rejoint son point de stationnement sans être remorqué par les équipes de sécurité déployées sur le tarmac.
Les techniciens de Brit Air vont à présent chercher à déceler les causes de l'incident qualifié de sérieux par la DGAC. Chez Brit air, on relativise l'événement. Caroline Vignon, chargée de communication de la compagnie : "c'est le type même d'incident pour lequel les pilotes sont parfaitement formés. Ils suivent deux fois l'an à Morlaix des formations aux situations d'exception et connaissent parfaitement les procédures de secours."
http://www.letelegramme.com/local/finistere-nord/morlaix/ville/nice-le-train-d-atterrissage-de-l-avion-de-brit-air-se-bloque-05-01-2012-1555147.php
jeudi 5 janvier 2012
Font-Romeu condamné pour l'accident de la skieuse
C’est une première qui risque de faire jurisprudence. Dans un arrêt du 21 décembre 2011, la Cour d’appel de Montpellier a reconnu la responsabilité de Font-Romeu dans un accident de ski en décembre 1997 à la suite duquel Aylette Beaufils, jeune habitante de la Mayenne est devenue tétraplégique.
Sa famille avait entamé un long combat judiciaire et la Cour d’appel de Montpellier vient de lui donner raison. Elle a condamné la commune à lui verser une provision de 800 000 € et une autre de plus de 200 000 € à la CPAM du Maine-et-Loire. Et le montant final pourrait atteindre entre 3 et 5 millions d'euros selon la demande de l'avocat.
Pour la ville, c'est l'assurance qui devrait payer mais le maire de Font-Romeu évoquait hier soir la possibilité d’un pourvoi en cassation
http://www.midilibre.fr/2012/01/05/accident-de-ski-font-romeu-devra-payer-800-000-eur-a-la-skieuse,439731.php
Sa famille avait entamé un long combat judiciaire et la Cour d’appel de Montpellier vient de lui donner raison. Elle a condamné la commune à lui verser une provision de 800 000 € et une autre de plus de 200 000 € à la CPAM du Maine-et-Loire. Et le montant final pourrait atteindre entre 3 et 5 millions d'euros selon la demande de l'avocat.
Pour la ville, c'est l'assurance qui devrait payer mais le maire de Font-Romeu évoquait hier soir la possibilité d’un pourvoi en cassation
http://www.midilibre.fr/2012/01/05/accident-de-ski-font-romeu-devra-payer-800-000-eur-a-la-skieuse,439731.php
Lyon : des faussaires bulgares arrêtés en train de pirater des distributeurs
La police judiciaire lyonnaise a arrêté trois Bulgares, le 15 décembre dernier, dans le 8e arrondissement de Lyon. Ils s’apprêtaient à piéger avec la méthode du "skimming", un distributeur du Crédit Agricole et sévissaient depuis quelques semaines dans l’agglomération lyonnaise.
L’alerte a en effet été donnée début novembre quand plusieurs établissements bancaire ont découvert que leurs distributeurs avaient été piratés. L’étude des bandes de vidéosurveillance a permis d’identifier trois suspects, qui ont été arrêtés dans le 8e arrondissement de Lyon, mis en examen et écroués. Vingt dispositifs de piratage (des skimmers), des faux claviers, des ordinateurs portables et de l’outillage ont été saisis dans leur chambre d'hôtel.
Pour mémoire, le «?skimming?» est une technique éprouvée qui consiste à placer sur les distributeurs de billets des petits boîtiers qui enregistrent les données numériques des cartes bancaires et permettent de fabriquer des répliques de ces cartes, utilisées ensuite dans le monde entier pour effectuer des retraits
http://www.leprogres.fr/faits-divers/2012/01/04/lyon-des-faussaires-bulgares-arretes-en-train-de-pirater-des-distributeurs
L’alerte a en effet été donnée début novembre quand plusieurs établissements bancaire ont découvert que leurs distributeurs avaient été piratés. L’étude des bandes de vidéosurveillance a permis d’identifier trois suspects, qui ont été arrêtés dans le 8e arrondissement de Lyon, mis en examen et écroués. Vingt dispositifs de piratage (des skimmers), des faux claviers, des ordinateurs portables et de l’outillage ont été saisis dans leur chambre d'hôtel.
Pour mémoire, le «?skimming?» est une technique éprouvée qui consiste à placer sur les distributeurs de billets des petits boîtiers qui enregistrent les données numériques des cartes bancaires et permettent de fabriquer des répliques de ces cartes, utilisées ensuite dans le monde entier pour effectuer des retraits
http://www.leprogres.fr/faits-divers/2012/01/04/lyon-des-faussaires-bulgares-arretes-en-train-de-pirater-des-distributeurs
mercredi 4 janvier 2012
250.000 euros d'heures supplémentaires pour une ex-cadre de McDo
La somme constitue un record en la matière : un franchisé McDonald's de Bretagne a été condamné par les prud'hommes à verser 250.000 euros à une ex-cadre, correspondant à des heures supplémentaires impayées et à des jours de repos non pris pendant quatre ans.
Embauchée en 1999, la plaignante avait gravi les échelons jusqu'à devenir directrice de filiale pour ce franchisé McDonald's, qui exploite quatre établissements dans les Côtes d'Armor, notamment à Guingamp. Dans ces nouvelles fonctions, "de 2006 à août 2009, elle doublait régulièrement son temps de travail, venant parfois à 5 heures du matin pour ne finir qu'à minuit, le tout sans aucune compensation", a indiqué Mado Le Faucheur, défenseure syndicale CFDT.
Dans un jugement rendu le 6 décembre et rapporté par le site du quotidien régional Ouest France mardi, les prud'hommes ont alloué à l'ex-cadre quelque 120.000 euros au titre des heures supplémentaires et 130.000 pour les jours compensatoires, a précisé la défenseure syndicale.
Au travail "presque sept jours sur sept"
La jeune cadre, qui travaillait "presque toujours sept jours sur sept", "était soumise à des pressions énormes et se trouvait sous l'emprise totale de l'entreprise, ne réalisant même pas ce qui lui arrivait", a indiqué Mado Le Faucheur. Elle avait finalement quitté McDonald's à la suite d'une grave dépression. Le franchisé, qui n'était pas disponible mardi pour répondre à des questions, a fait appel du jugement prud'homal, selon Ouest-France.
Le cas n'est toutefois pas isolé pour la chaîne de restauration rapide. En 2009, McDonald's avait été condamné au Japon à verser l'équivalent de 50.000 euros à un employé à qui il faisait effectuer des heures supplémentaires non payées depuis des années. La même année, toujours au Japon, une gérante du McDonald's âgée de 41 ans était décédée d'une hémorragie cérébrale. Selon l'administration du travail, la cause de la mort était le surmenage. Elle avait travaillé plus de 80 heures supplémentaires par mois au cours des six mois précédant son attaque.
mardi 3 janvier 2012
Le fondateur de PIP entendu par l'Afssaps
Jean-Claude Mas, le président de la société Poly Implant Prothèse, au centre d'un scandale d'implants mammaires défectueux, a été interrogé par l'autorité de contrôle à propos de la composition de ses prothèses. Son audition par l'Autorité française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a eu lieu ces derniers jours, a fait savoir mardi matin le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, qui a annoncé lors d'une interview sur France 2 avoir également demandé une enquête à la Direction générale de la santé.
"Aujourd'hui les éléments nous laissent penser que ces gels (utilisés pour les implants mammaires PIP, ndlr) étaient vraiment frelatés" a-t-il indiqué. "Comment dans ce cas les contrôles ne l'ont pas déterminé, c'est cela qui m'intéresse", a-t-il ajouté. "Je veux tout savoir (...). J'ai demandé des enquêtes à la Direction générale de la Santé, à l'Afssaps pour savoir ce qui s'est passé, comment ont été faits les contrôles". Le ministre de la Santé a reconnu par ailleurs que l'affaire avait pris une dimension internationale : "Je ferai dans les jours qui viennent une conférence téléphonique avec mes homologues européens", a-t-il dit. "Ce n'est pas un sujet franco-français". La société PIP a en effet exporté jusqu'à sa cessation d'activité en mars 2010 la majeure partie de sa production. En France, 20 cas de cancers ont été signalés chez des porteuses d'implants PIP, qui seraient au nombre de 30.000. Dans le monde, 400.000 à 500.000 femmes seraient porteuses d'implants PIP, notamment en Amérique latine, en Espagne et en Grande-Bretagne.
"Ce n'est pas un sujet franco-français"
Les inquiétudes se sont portées ces derniers jours sur la composition du gel des implants PIP, non conformes à la réglementation et présentant des taux de rupture très importants. Les analyses de l'Afssaps, effectuées sur des prothèses saisies lors d'une perquisition dans les locaux de PIP en mars 2010, ont mis en évidence un gel non conforme, au pouvoir irritant mais non géno-toxique (sans altération de l'ADN des cellules), avec un risque élevé de rupture des enveloppes et de suintement du gel. Xavier Bertrand a cependant rappelé que le lien entre les cas de cancer et les prothèses défectueuses n'avait pas été établi et que la recommandation faite par le gouvernement aux porteuses d'implants PIP de les faire retirer avait été motivée par le seul souci d'éviter de nouveaux cas de rupture.
Reste que depuis que le scandale a éclaté, l'Afssaps se retrouve critiquée de toutes parts. L'avocat de la société PIP ainsi que de nombreux chirurgiens esthétiques qui ont posé ses prothèses défectueuses accusent l'organisme de "négligence", lui reprochant d'être intervenu tardivement dans cette affaire. Or, l'Afssaps a déjà été mis sur la sellette après le scandale du Mediator, un coupe-faim présenté comme un antidiabétique qui a fait de 500 à 2000 morts en France, et est appelé à être remplacé par une nouvelle agence. Philippe Courtois, l'avocat de porteuses d'implants PIP a lui aussi estimé mardi sur France Inter que l'absence de contrôle du gel par l'Afssaps était "une grave erreur".
Mais l'Afssaps souligne pour sa part que, contrairement aux médicaments, les dispositifs médicaux - des pansements aux seringues en passant par les prothèses et les appareils d'imagerie - ne sont pas soumis à une procédure d'autorisation de mise sur le marché. Ils sont placés "sous la responsabilité du fabricant qui les commercialise", explique-t-on à l'agence. La surveillance est ensuite opérée par un organisme choisi par le fabricant pour certifier la qualité de ses produits, précise l'Afssaps. Dans le cas de PIP, c'est la société allemande Tüv Rheinland qui était responsable de surveiller sa production, en menant notamment un audit annuel dans l'établissement, ajoute-t-elle.
lundi 2 janvier 2012
Sondage : 1 Français sur 2 pessimiste pour 2012
2012, année morose ? Cinquante-cinq pour cent des Français se déclarent pessimistes pour 2012 et 9 Français sur dix placent le chômage en tête de leurs préoccupations, alors que l'année dernière, ils étaient encore une majorité à se dire optimistes, selon un sondage Harris Interactive pour RTL, publié lundi. Pour l'année qui commence, 55% des Français se disent plutôt pessimistes, dont 7% très pessimistes. Seuls 44% des Français envisagent 2012 avec optimisme, un pourcentage en net recul d'année en année. En 2010, ils étaient 53% à se déclarer optimistes, et 60% en 2009.
Dans un contexte économique déprimé, l'inquiétude de près de neuf Français sur dix pour cette nouvelle année reste le chômage. Ils sont 77% à estimer que ce dossier devrait être prioritaire pour 2012. 66% d'entre eux considèrent également que le système social français (santé, retraites..) devrait être une priorité. Le pouvoir d'achat vient en troisième position (65%) dans les attentes des Français pour 2012 qui souhaitent aussi que le gouvernement se saisisse du problème des déficits publics et de la dette (63%). L'éducation (57%), la croissance économique (57%) et la lutte contre les inégalités sociales (52%) restent des sujets prioritaires.
A l'opposé, la construction européenne ou le nucléaire sont peu perçus comme des priorités, plus d'un tiers des Français jugeant même ces dossiers secondaires (37 et 35%). Si la plupart des Français font du chômage une priorité d'action, ils se montrent en revanche peu optimistes sur la capacité du gouvernement à y répondre. Ils ne sont que 9% à se dire optimistes sur l'évolution de la situation de l'emploi en 2012. De même, seuls 11% anticipent des évolutions positives en ce qui concerne la lutte contre les inégalités ou le pouvoir d'achat. S'agissant du bilan de l'année 2011, les Français le jugent de manière sensiblement égale, négatif pour 50% d'entre eux (dont 9% d'avis très négatifs), et positif pour 49% d'entre eux (dont seulement 3% de très positifs).
(Sondage réalisé par l'institut Harris Interactive, du 26 au 29 décembre 2011, auprès d'un échantillon de 1.119 personnes d'un panel représentatif de la population française).
dimanche 1 janvier 2012
Primaires républicaines : et pendant ce temps-là, Obama encaisse
C'est l'avantage du président sortant. Prétendant à sa propre succession, Barack Obama est logiquement dispensé de primaires chez les démocrates. Tandis que son futur adversaire républicain se bat contre ceux de son propre camp jusqu'en mars, voire même juin, avec tout le lot de coups bas inhérents à la bataille pour l'investiture, le locataire de la Maison-Blanche peut tranquillement faire campagne à sa guise. Et pas question pour lui de créer un faux-suspense sur sa candidature : il l'a officiellement annoncée le 4 avril dernier. Soit... 19 mois avant la présidentielle, fixée au 6 novembre 2012 ! C'était d'ailleurs une première dans l'histoire politique américaine.
Au-delà de la symbolique représentée par la date du 4 avril (il s'agit de l'anniversaire de l'assassinat de Martin Luther King, tué en 1968), partir en campagne si tôt revêtait un double intérêt. Tout d'abord, financier. Selon la législation américaine, pour récolter des fonds et les verser sur son compte de campagne, il faut se déclarer officiellement candidat. Plus tôt c'est fait, plus vite il est possible d'amasser un trésor de guerre pour la bataille finale. Or cette année, malgré la crise, les observateurs estiment que le vainqueur devra débourser... un milliard de dollars (contre 750 millions en 2008) ! La deuxième raison était quant à elle plus terre-à-terre : "il voulait profiter politiquement des dissensions des républicains, divisé entre les modérés et le Tea Party, pour les obliger à se découvrir et à se disperser", explique François Durpaire, spécialiste de la politique américaine, à TF1 News.
Plus d'argent que tous les républicains
Résultat : depuis le printemps, Barack Obama, le président, laisse souvent la place à Barack Obama, le candidat. Evidemment, il est parfois difficile de percevoir la différence dans les meetings où défense du bilan et projets pour les années à venir sont mis en avant. En revanche, les traditionnels dîners auxquels participent de généreux bienfaiteurs (et dont les dons sont limités à 2.000 dollars) sont bien des événements organisés par le prétendant à la Maison-Blanche.
Mais, comme en 2008, Barack Obama mise aussi sur les classes populaires à qui ils demandent des dons microscopiques de quelques dollars, souvent via les réseaux sociaux. Multipliés par plusieurs centaines de milliers, ces dons se révèlent être une arme redoutable. Au total, fin septembre (ce sont les derniers chiffres disponibles), Barack Obama avait déjà amassé 99,5 millions de dollars, dont la moitié grâce aux petites donations de moins de 200 dollars. C'était plus que tous les candidats à l'investiture républicaine réunis !
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